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 « Les Dimanches » : crise de foi

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Publié le

12 février 2026

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« Si le film de Alauda Ruiz de Azua fonctionne si bien, c’est parce qu’il évite soigneusement tout dogmatisme ou mysticisme frelaté, lui préférant un naturalisme soigné. » Critique du film « Les Dimanches » de Alauda Ruíz de Azúa.
© Les Dimanches

Excellente surprise que ces Dimanches, récit tout en nuances d’un embrasement véritable : celui de la vocation et de la foi, celui d’une jeune fille, Anarea (formidable Blanca Soroa),  qui décide de rentrer dans les ordres à seize ans, contre l’avis de sa famille (farouchement athée et matérialiste) et même contre les bouffées de désir adolescent qu’elle tente régulièrement de faire taire en elle.

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Si le film de Alauda Ruiz de Azua fonctionne si bien, c’est parce qu’il évite soigneusement tout dogmatisme ou mysticisme frelaté, lui préférant un naturalisme soigné qui prend son temps à parfaire son étude de caractères, notamment à travers le portrait d’une famille recomposée qui a toutes les peines à se trouver une cohérence. La foi naissante d’Anaira apparaît alors comme l’élément déclencheur qui mettra chaque membre de la famille face à ses échecs, jusqu’à une fin qui ne résout rien, mais laisse en suspens de belles interrogations. Si la Foi ne sauvera pas le monde, elle peut au moins le réfléchir.


LES DIMANCHES, de Alauda Ruíz de Azúa, avec Blanca Soroa, Patricia López Arnaiz, Juan Minujin, en salles le 11 février. 

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