À ceux qui souhaitent y voir plus clair sur l’euthanasie ou qui cherchent des arguments pour convaincre leur entourage, voilà le livre qu’il vous faut. Il est signé par l’apologète Matthieu Lavagna, auteur d’une entrée remarquée dans le débat public avec Soyez rationnel, devenez catholique, suivie d’ouvrages de circonstance : une réponse aux élucubrations d’Onfray (Le Christ n’est pas un mythe), une critique non-religieuse de l’avortement (La Raison est pro-vie), désormais une réfutation des arguments pro-euthanasie (L’Euthanasie en débat). À chaque fois, la même démarche féconde : s’il mène ces combats sociétaux au nom du Père, c’est toujours en usant d’arguments rationnels et non-religieux, et en s’appuyant sur le cadre légal de la République laïque. Diplômé en mathématiques, inspiré par la philosophie analytique et la disputatio médiévale, il surprend le lecteur français sur la forme – pas de grandes envolées littéraires, mais une argumentation serrée, didactique, référencée, en fait imparable, qu’il déroule aussi facilement qu’une bobine de fil.
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Après avoir posé le principe (l’euthanasie, immorale parce qu’elle suppose la légalisation du meurtre, doit être interdite), il démonte les trois grands argumentaires pro-euthanasie qui voudraient le renverser. Euthanasier pour mettre fin à la souffrance ? Les soins palliatifs (à distinguer de l’acharnement thérapeutique) permettent de la supprimer en préservant le patient. Euthanasier au nom de la liberté corporelle ? Il faudrait alors permettre l’euthanasie pour tous, quels que soient l’âge et la santé, pour un chagrin amoureux ou une dépression, en plus de légaliser les drogues et la vente d’organes. Euthanasier parce que certaines vies ne seraient plus dignes d’être vécues ? Il n’existe aucun critère sérieux pour opérer pareille distinction, parce que la dignité est intrinsèque à la personne. Lavagna reprend ensuite à la volée certains arguments secondaires (« une minorité de cas », « les Français y sont favorables », etc.), démasque les expressions mensongères (« mourir dans la dignité », « compassion »), avant de conclure en rappelant l’unanimité des grandes religions sur le sujet : le meurtre intentionnel d’un innocent est toujours intolérable, point barre.






