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« Mikado » : plus subtil que prévu

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Publié le

9 avril 2025

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« Le film n’a de légèreté qu’en apparence et pointe un sujet rarement traité : la parentalité chez les anciens enfants de la DDASS et certains problèmes inhérents à l’éducation à domicile. » Notre critique du film « Mikado » de Baya Kasmi.
© Mikado

Sur le papier, Mikado a tout d’un agaçant feel good movie. L’argument serait une sorte de Théorème inversé revu par le romancier Olivier Adam, auteur du script et spécialiste du genre : comment une famille de marginaux va changer la vie d’un professeur de collège bougon et de sa fille endeuillée. Pourtant, le film n’a de légèreté qu’en apparence et pointe un sujet rarement traité : la parentalité chez les anciens enfants de la DDASS et certains problèmes inhérents à l’éducation à domicile.

Lire aussi : « Deux Sœurs » de Mike Leigh : l’enfer, c’est les miens

Une parentalité évidemment contrariée et pleine de non-dits, parfaitement incarnée par un Félix Moati complétement possédé par son rôle. On n’évite pas certains tropes et passages obligatoires de la « comédie de regroupement familial » mais on finit par se laisser emporter par une écriture plutôt ciselée et une photographie soignée qui rend un bel hommage aux étés finissants de l’arrière-pays toulonnais.


MIKADO (1 h 34), de Baya Kasmi, avec Félix Moati, Vimala Pons, Ramzy Bedia, en salles le 9 avril.

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