Quelle est la genèse du roman ?
C’est très simple : je suis moi-même motard et je me suis effectivement perdu aux alentours du barrage de Mauvoisin, un endroit spectaculaire et magique à plein d’égards. J’ai dû traverser un tunnel à l’entrée duquel se trouve une porte qui a vraiment l’air d’un bug dans la machine, une porte métallique comme une porte de parking ou de métro, avec un tourniquet. En tant que Parisien venu en montagne pour me ressourcer, cette anomalie m’a renvoyé à une sorte de paradoxe fondateur. D’autant que le tunnel qui suivait était effectivement interminable, presque autant que dans mon roman. Après des heures passées sur ma moto, j’ai vraiment vécu une sorte d’expérience-limite, à me demander si je n’étais pas passé ailleurs, dans un réel factice. J’ai évidemment décidé d’en faire un livre à la minute où je suis sorti. Ce qui m’a conforté dans l’idée, c’est qu’en me renseignant sur le site du barrage, le val de Bagnes, j’ai appris qu’il y avait tout un passif de sorcellerie et de magie noire. Ayant à cœur de défendre une littérature qui serait une sorte de sortilège permanent, les dés étaient jetés. […]
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