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Le 16 mars dernier, le président de la République usait de termes forts et déclarait solennellement : « Nous sommes en guerre ». Dans une telle situation, l’État-Major, se met en ordre de bataille, les cellules s’organisent, dans un mouvement quasi-silencieux, les « hommes de l’art » se tiennent près à exécuter. Qu’en fut-il réellement ?
Trois stratégies globales ont pu être observées.
D’abord, laisser l’épidémie se répandre, sans confinement généralisé. L’objectif est d’obtenir une immunité de la population en fournissant des conseils d’évitement. Après un certain seuil d’infection, quand 40 % à 60 % des gens auraient contracté le virus, l’épidémie devrait s’éteindre. Ce fut le choix initial de la Grande-Bretagne qui ft rapidement marche arrière devant l’intensité de la propagation et la saturation du service sanitaire pour revenir aux schémas suivants. La Suède est le seul pays européen à rester dans une forme de non-confinement en laissant une vie quasiment normale.
Deuxièmement, la mise en quarantaine, le confinement global. Cette mesure politique généralisée a étrangement été adoptée par le plus grand nombre. On parle ici du confinement de trois à quatre milliards d’individus, mais avec une mise en place très différente, chaque État gardant encore un peu de sa souveraineté, qui a eu des conséquences énormes sur le taux d’hospitalisation et certainement la mortalité. Ces pays comme l’Italie, la France, l’Espagne ont décrété le confinement généralisé mais avec des mesures progressives, limitées, hésitantes, parfois contradictoires de dépistage et prises en charge des malades.
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Les systèmes de santé fragilisés ou déjà en tension ont répondu difficilement aux recommandations d’équipements et d’organisation, laissant apparaître un manque d’équipements de protection individuelle (masques, gants, gels hydro-alcooliques), et d’équipements plus spécifiques (respirateurs, pousse-seringues, lits d’hôpitaux) et surtout de tests de dépistage, et donc de centres de dépistage, faisant tout reposer sur les structures hospitalières qui ont connu des heures tragiques d’engorgement et de nombreux décès. Ces trois pays, Italie, Espagne et France ont payé le plus lourd tribut avec une vingtaine de milliers de morts chacun et la saturation de leurs systèmes hospitaliers au pic de l’épidémie (Lombardie, Madrid, Est de la France et Région parisienne).
En conclusion, la grande maxime tient toujours : « si vis pacem, para bellum »
Enfin, le confinement généralisé adapté et sélectif. Certains pays ont adopté le confinement généralisé ou sélectif mais ont mis en place rapidement des mesures associées concomitantes s’inspirant des expériences positives des pays asiatiques: fermeture rapide et totale des frontières; tests nombreux dans de centres de dépistages organisés avec isolement strict et suivi des patients dépistés et soignés par un protocole thérapeutique clair. On trouve ici les pays asiatiques, Taïwan, Singapour, Corée du Sud qui ont adopté ces mesures efficaces suivis en Europe par l’Allemagne, le Portugal, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, ou Israël au moyen-orient et en partie les États-Unis.
Quelles leçons en tirer ?
Les résultats sont cinglants. Dans cette nouvelle « guerre » déclarée, si l’on devait affronter l’Allemagne sur la réussite de la mise en œuvre et l’articulation de la réponse, nos voisins allemands seraient une fois de plus vainqueurs. Ils le sont face à l’ennemi car leurs pertes dans ce combat auront été très réduites. Les libertés de leurs concitoyens ont été préservées. En conclusion, la grande maxime tient toujours : « si vis pacem, para bellum ». Il appartient désormais au monde politique français de tirer la leçon.
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À l’heure du grand « village global » que veulent vendre beaucoup des participants au séminaire annuel de DAVOS, pour qui le virus n’a pas de passeport, ni frontières, comme un signal le virus semble s’être attaqué en premier lieu aux métropoles. Le dernier rapport de Davos déclarait comme risque majeur pour 2020 l’écologie, les maladies infectieuses étaient bien derrière. Ces gens là sont-il sérieux ? Quant au modèle de la solidarité européenne, nous venons de vivre une démonstration de son inefficacité : abandon de l’Italie au cœur de la tragédie sanitaire, réquisition des productions nationales, etc. L’heure revient donc à la nation !
Mathys de La Fontaine
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