Les premiers films aiment la jeunesse qui forme le regard. Dans Panopticon, George Sikharulikdze suit Sandro, apprenti footballeur clivé entre son père devenu moine – on est en Géorgie – et sa mère chanteuse d’opéra expatriée à New York. L’étude de caractère ouvre sur celle d’un pays en crise, entre repli sur soi et modernité. Sa part d’exotisme pour un spectateur occidental – notamment sur la place de la religion orthodoxe – est très vite tempérée par le poids du scénario qui ménage un peu trop les rimes comme il faut.
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Tel un fleuve tranquille, une symbolique du voyeur et de l’exhibitionniste se met en place, initiée dès le titre et déroulée jusqu’à un final plus théorique qu’incarné. On retient une belle scène d’infra-séduction dans un bus, où la caméra guette un rapprochement insensible derrière des gestes apparemment anodins, et l’érotisme discret des chevelures coupées. À la fois déterminé et fragile avec un physique étonnamment aigu, Data Chachua porte le film à bout de bras.
PANOPTICON (1h35), de George Sikharulikdze, avec Data Chachua, Malkhaz Abuladze, Salome Gelenidze, en salles le 24 septembre.





