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PMA, GPA, CSA

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13 novembre 2019

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La loi bioéthique et sa PMA pour femmes lesbiennes votée en première lecture en octobre ont encore démontré le militantisme partisan de la majorité des médias. Revue déprimante d’effectifs.

 

 

Minimisation volontaire des chiffres de la participation aux manifestations du 6 octobre, qualificatif « d’homophobie » employé automatiquement à l’encontre de quiconque n’est pas d’accord avec l’opinion dite majoritaire dans et par les médias : il devient compliqué d’exprimer une opinion en France. Ce n’est pas nouveau. Dès 1990, les Américains avaient créé des cercles LGBT de journalistes. La France suivit en mai 2013 avec l’Association des Journalistes LGBT, l’AJL, pour « opérer une veille, intervenir ou alerter ». En juin 2014, l’AJL édite un kit du vocabulaire pour les journalistes sous le titre « Informer sans discriminer » et met en garde les contrevenants, « comme si les propos à caractère homophobe n’étaient qu’une simple opinion et non un délit ».

 

En octobre 2015, TF1 signe la charte de l’association LGBT L’Autre cercle. TF1 s’engage à « mentionner explicitement la thématique LGBT dans les communications internes sur la non-discrimination et la diversité », à « soutenir les initiatives des collaboratrices et des collaborateurs ayant pour objectif de lutter contre la discrimination à l’encontre des LGBT » et à « communiquer à l’extérieur de l’entreprise ou de l’organisation sur les bonnes pratiques et les engagements LGBT pris ».

L’AJL décerne depuis 2017 ses Outs d’or aux meilleures enquêtes sur les LGBT. Le premier prix a été remis à Blaise Gauquelin du Monde, pour un article sur la double peine des migrants homosexuels, par un jury composé de Roselyne Bachelot, Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Claire Chazal, Daphné Bürki.

L’exemple de TF1 sera suivi massivement. En quelques mois l’AJL fait signer sa charte contre l’homophobie à un grand nombre de médias : Le Monde, L’Équipe, Libération, Les Inrockuptibles, Slate, Mediapart, Rue89, Altermondes, Basta ! Society, So Foot, Doolittle, Pédale ! Radio Nova, Ouï FM, Radio FG, Yagg, Têtu, Well Well Well, Jeanne Magazine, Hétéroclite, Snatch, Stylist, NEON, Causette, Psychologies, Closer, Alternatives Economiques, AlterEcoPlus, Streetpress, Brain Magazine, MadmoiZelle.com, Les Nouvelles News, Konbini, Puremedias, Purepeople, Citizen Jazz, Voxeurop, Les Tambours, Yegg Magazine, Lemilie.org, error404.fr, 94.citoyens.com, Mother Shaker, Pressenza, Aficia.info, Pagtour. net, G One Radio, bellaciao.org, Manifesto XXn, liste non limitative.

 

L’AJL décerne depuis 2017 ses Outs d’or aux meilleures enquêtes sur les LGBT. Le premier prix a été remis à Blaise Gauquelin du Monde, pour un article sur la double peine des migrants homosexuels, par un jury composé de Roselyne Bachelot, Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Claire Chazal, Daphné Bürki.

 

 

Lire aussi : GAFA et consorts : Espionnage et censure à tous les étages

 

 

Suivant l’exemple du Financial Times qui publie depuis 2015 avec « OUTstandings » une « liste de modèles LGBT dans les entreprises », le quotidien économique La Tribune, fait sa une le 17 mai 2019 sur « Sortir du placard ». Radio France organise au même moment un concours, pour la « première édition française du Top 60 des Rôles Modèles LGBT+ et Alliés au travail. » Une cérémonie de remise présidée par Léa Salamé a eu lieu le 16 mai. Parmi les vainqueurs, des salariés d’Auchan, de la BNP et même de la Préfecture de police.

Une sorte de filtre, avec l’aide de « France. TV pour tou.te.s » une autre association LGBT, interne à France Télévisions. Le contrôle s’étend aussi aux réseaux sociaux. Quelqu’un a parlé de lobbying ?

Fin août 2019, des associations LGBT, craignant le « climat de violence » de la période du mariage pour tous, ont saisi le CSA pour « rappeler aux télés et radios leurs obligations à ne pas se rendre complices explicitement ou et implicitement, de toute manifestation à caractère sexiste ou LGBTphobe ». Dans le même temps, l’AJL met en place une veille médiatique, une attention particulière est accordée « aux JT de 13 h et 20 h, et aux émissions à grosse audience ». Une sorte de filtre, avec l’aide de « France. TV pour tou.te.s » une autre association LGBT, interne à France Télévisions. Le contrôle s’étend aussi aux réseaux sociaux. Quelqu’un a parlé de lobbying ?

 

 

Claude Lenormand

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