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L’étrange lucarne nous donne très rarement l’occasion de faire reconnaître une vérité historique surtout si celle-ci contredit la doxa bien-pensante. Et pourtant…
L’an passé, elle nous a permis de voir, sur France 5, sous la forme de deux documentaires réalisés par Florent Leone et Christophe Weber une réalité bien troublante : celle de la participation, dès l’origine, autour du général de Gaulle à Londres, d’hommes et de femmes plus ou moins conservateurs, plus ou moins monarchistes, engagés dans la Résistance au nazisme.
https://www.dailymotion.com/video/x6dgbwq
Ce premier documentaire historique fut suivi par son complément : l’engagement de nombreux socialistes, radicaux et communistes dans la collaboration – bien plus que dans le pétainisme d’ailleurs. Autour des discours savants des universitaires historiens patentés, plus généralement situés à la gauche de l’échiquier (les professeurs Olivier Wieviorka, Pascal Ory et Simon Epstein) et d’images d’archives, les documentaires nous livrent de rapides portraits et des résistants de la droite patriote et de ces hommes de gauche qui ont sombré dans la collaboration la plus extrême, allant pour certains jusqu’à participer physiquement à la traque aux résistants et pour d’autres à s’engager dans la Wafen SS.
Parcours qui est poursuivi pour certains jusqu’à l’après-guerre avec leurs engagements dans le négationnisme et pour d’autres dans le paganisme et l’extrême droite dès les années 1950. Comme le dit si bien Simon Epstein : « Les sociétés préfèrent percevoir leur passé en termes stables ». Encore faut-il que ce passé soit connu dans sa vérité brute et non comme une justification a posteriori du présent, même si cela n’est pas très glorieux pour sa famille de pensée. À ceux qui souhaitent comprendre, on retrouve ces documentaires sur la toile.
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