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« Que Ma Volonté soit faite » : viscéral

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Publié le

3 décembre 2025

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« Point de néo-féminisme crétin ici, mais une vraie proposition de cinéma. » Critique du film « Que Ma Volonté soit faite » de Julia Kowalski.
© Que Ma Volonté soit faite

Parmi les plus navrantes forfanteries qu’on nous sert comme des « nouveautés », il y a bien ce cinéma d’horreur féminin dont Julia Ducournau et Coralie Fargot et son nullissime Substance sont probablement les plus pénibles incarnations. Mais voici qu’une troisième entre en lice : Julia Kowalski. C’est la bonne.

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Point de néo-féminisme crétin ici, mais une vraie proposition de cinéma : un décor réduit à une exploitation agricole boueuse, une étrange famille de fermiers polonais, l’arrivée d’un élément perturbateur à la Théorème (Roxane Mesquida), une jeune fille possédée par une énergie noire qui semble déborder d’elle à chaque instant et une image granuleuse quelque part entre une photo de Cindy Sherman et Ne Nous délivrez pas du mal de Joël Séria. Soit un vrai film d’exploitation viscéral, loin des borborygmes auto-satisfaits des réalisatrices suscitées. On est soufflés jusqu’à la fin par son jusqu’au-boutisme et son sens inné du cadre.


QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE (1h35), de Julia Kowalski, avec Maria Wróbel, Roxane Mesquida, Wojciech Skibinski, en salles le 3 décembre.

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