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Kateri (Ossernenon 1656 – Fort Saint-Louis 1680), fêtée le 17 avril, confesseur et vierge, a eu une putain de vie de merde qui lui vaut d’être sainte.
Sainte Kateri Tekakwitha, première amérindienne canonisée, fut persécutée par d’horribles mâles blancs catholiques hétéro cisgenres colonisateurs (pardon si la nomenclature officielle est approximative) qui lui firent beaucoup de mal et, en réparation de la faute collective commise par ces méchants Français vraiment très vilains avec les pauvres gentils Indiens si purs et innocents, l’Église l’a déclara sainte trois cents ans plus tard parce qu’il n’y a ni pardon, ni oubli.
Nenni, ce que vous subodoriez déjà puisque vous lisez ce canard.
À quatre ans, la vie de merde commence bien pour la petite indienne. Une épidémie de variole ravage son village, ses parents et son petit frère. Kateri en réchappe quasiment aveugle, avec de lourdes séquelles neuromotrices et le visage défiguré.
Fille d’un chef mohawk païen et d’une mère algonquine catholique, Kateri vit une prime enfance douce et heureuse dans une radieuse vallée transformée aujourd’hui en New-York par ces salopards d’Anglais. Sur les genoux de sa pieuse mamounette, sainte elle aussi à n’en pas douter, Kateri reçoit la vraie foi en Notre Seigneur Jésus-Christ. À quatre ans, la vie de merde commence bien pour la petite indienne. Une épidémie de variole ravage son village, ses parents et son petit frère. Kateri en réchappe quasiment aveugle, avec de lourdes séquelles neuromotrices et le visage défiguré.
De cet épisode tragique, la fillette tire le surnom de Tekakwitha, « celle qui avance en tâtonnant », rapport à toutes les boîtes qu’elle se ramasse depuis qu’elle est bigleuse. Tekakwitha est recueillie par son oncle maternel; ce que nous expliquerait fort bien Lewis Henry Morgan mais là on s’en branle ; et ses tantes. Comme ça peut toujours être pire, Tekakwitha est dès lors persécutée par sa famille. Non que ça les emmerde d’avoir une bouche supplémentaire à nourrir mais parce qu’elle aime Jésus. Elle demande avec insistance le baptême qui lui est refusé par ses tuteurs. Il faudrait aller voir les Français qui, même s’ils sont plus gentils que les Anglais, demeurent des sales blancs. Et pis les prêtres ne courent pas les rues. D’ailleurs, il n’y a pas de rues. La pauvre orpheline toute moche attend comme une conne son Bien-Aimé en servant de bonniche et de souffre-douleur à sa parenté.
À 20 ans, la nuit de Pâques, Tekakwitha, dont le nom de naissance reste un mystère, devient Kateri en hommage à toutes les saintes Catherine du Ciel.
En 1666, le Seigneur met sur la route de Tekakwitha trois missionnaires jésuites qui lui enseignent le catéchisme et les pratiques de dévotion. Puis Jacques de Lamberville, supérieur de la mission dans la région, guide Kateri pendant quelques mois à partir de 1675, le temps pour elle de trouver les fonds baptismaux. La foi, que sa chère maman par la grâce de Dieu a si profondément enfouie dans l’âme de l’enfant, s’épanouit sous les rayons du père. À 20 ans, la nuit de Pâques, Tekakwitha, dont le nom de naissance reste un mystère, devient Kateri en hommage à toutes les saintes Catherine du Ciel.
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Sa famille maronne de plus en plus. À tous les prétendants, qui pourraient les en débarrasser, elle préfère Jésus. Pas n’importe lequel: Jésus crucifié. Kateri est facteur de désordre dans la société tribale. Le père de Lamberville craint qu’en plus d’être traitée comme une esclave par les siens elle ne soit tuée. Il l’exfiltre, autant pour sa sécurité que pour la gloire de Dieu, au Canada. Kateri quitte sa terre munie d’une lettre de recommandation sur laquelle tous les laiderons bavent: « C’est un trésor que nous vous donnons ».
À la mission Saint François-Xavier, près de Montréal, les indigènes catholiques sont sous protection des Français. Fusils contre tomahawks pour la vie des chrétiens. C’est là que Kateri communie, enfin, à la Noël 1677 et assiste deux fois par jour à la messe en plus des heures passées en prière. Le reste du temps, elle soigne les malades et les pauvres. Faute de pouvoir créer une communauté religieuse avec deux potes indiennes au nom super compliqué, Kateri devient la première vierge consacrée du continent le 25 mars 1679. Le temps lui a paru bien long avant d’épouser l’Amour de sa vie. Il faut croire qu’à Jésus aussi puisque le 17 avril 1680, Il s’en vient chercher Sa belle à la santé pourrie. D’après les témoins Kateri, morte en répétant « Jésus, Marie », 15 minutes après son dernier souffle eut la peau guérie de la vérole par la vision béatifique de l’Époux.
Sainte Kateri nous montre aussi qu’à Dieu ne plaît ni racisme ni discrimination positive. VDM pour tous !
Canonisé en 2012, « le Lys des Mohawks » aux multiples miracles est protectrice du Canada. Sainte Kateri nous montre aussi qu’à Dieu ne plaît ni racisme ni discrimination positive. VDM pour tous !
Élodie Pérolini
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