L’ivresse des débuts colle aux basques d’Un Parfait Inconnu, sage biopic sur Bob Dylan, qui réussit parfaitement son entame, soit l’arrivée du Zim à New-York. Le classicisme bon ton fait ressortir l’étonnante qualité des interprétations (tous les acteurs jouent et chantent leurs titres) avec même une mention « excellent » pour Monica Barbaro en Joan Baez et sa reprise frissonnante de « House of the rising sun ». Si l’impact émotionnel de la musique est rendu comme rarement, James Mangold a un cahier des charges à remplir, et l’arc narratif écartèle vite son Dylan-Chalamet entre deux femmes et deux genres, folk et rock.
On retombe sur le biografilm musical de consommation courante, tel qu’en lui-même, pédagogique et plan-plan. De rares éclats se passent de dialogues: un échange de regards avec Johnny Cash où l’envie se mêle à l’admiration, et le raclement crissant d’un seau sur un sol d’hôpital annonçant le barouf électrique du final au Folk Festival de Newport. Décent sinon inoubliable
UN PARFAIT INCONNU (2H20) De James Mangold, Avec Timothée Chalamet, Edward Norton, Elle Fanning, En salles le 29janvier.





