Premier long-métrage d’un jeune acteur remarqué dans Sans filtre, la Palme d’Or de Ruben Östlund, Urchin suit la dérive d’un jeune clochard dans l’Angleterre d’aujourd’hui. On sent Harris Dickinson écartelé entre un désir d’empathie à la Sean Baker et le regard clinique opiacé des frères Safdie (Uncut gems, obliquement cité dans une réplique). D’où les quelques scènes d’hallucinations, les seules un peu marquantes avec notamment la transition entre une bonde de lavabo et un outre-monde sous-marin donnant sur une grotte mystérieuse.
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Pour le reste, c’est la Foir’Fouille de la mouise gentille qui lorgne vers tonton Ken Loach. Le pire défaut du film est hélas son acteur principal, mou et sans intérêt, Frank Dillane, qui semble aussi bipolaire et drogué que le pape.
URCHIN (1h39), de Harris Dickinson, avec Frank Dillane, Megan Northam, Amr Waked, en salles le 11 février.





