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L’ancienne ministre de la Santé, toujours candidate aux municipales à Paris, qui évoquait la « mascarade » du premier tour des élections organisé en pleine pandémie et estimait avoir anticipé le tsunami du coronavirus tout en désertant son poste, est sous le coup de plusieurs plaintes devant la Cour de justice de République.
Mais elle pourrait également faire l’objet d’un conflit d’intérêt puisqu’elle est conseillère – pour l’instant bénévole – en charge des affaires stratégiques et de la gestion de crise pour Unicancer, qui fédère les 18 centres de lutte contre le cancer. En effet, l’article 432-13 du Code pénal réprime le fait pour les agents publics d’aller travailler, moins de trois ans après la cessation de leurs fonctions, dans des entreprises dont ils avaient la surveillance pendant l’exercice de leurs responsabilités publiques.
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« Peut-on considérer que Madame Buzyn ès qualité de ministre, avait la surveillance d’Unicancer ? » interroge sur Sputnik Me Régis de Castelnau. C’est peut-être une question que pourrait bientôt être amené à se poser un tribunal.
Benoît Dumoulin
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