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Leïla Slimani a obtenu le Goncourt à trente-cinq ans pour son deuxième livre, Chanson douce, publié en 2016. Elle a déjà été jouée à la Comédie-Française, et le président Macron en a même fait sa représentante personnelle pour la francophonie.
Ne lui reste plus, en somme, qu’à séduire l’Académie française : pour cela, rien ne vaut le genre historique ! La voilà donc qui publie un premier tome (trois sont prévus !) sur l’histoire de sa famille franco-marocaine, depuis les années 40. Le Pays des autres remplit sa mission à merveille : ennuyer le lecteur tout en enfilant des perles sur « l’horrible » colonisation (dixit dans un entretien). Bientôt elle écrira sur le viol des femmes dans les cavernes du paléolithique. Le féminisme littéraire a bon dos, car il voile ici une fois de plus l’indigence d’une écriture scolaire et laborieuse, et des dialogues plats comme une limande. Slimani, après ses petits romans sur la sexualité libérée et une baby-killer, à défaut de mûrir, prend un sacré coup de vieux.

Le pays des autres
Leïla Slimani
Gallimard
368 p. – 20 €
Marie di Méco
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