[vc_row css= ».vc_custom_1591178003543{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »][vc_column][vc_column_text]
Depuis sa naissance, l’art lyrique poursuit une mission impossible : accommoder le mariage de la musique avec le mot. Si, pour Mozart, la poésie doit être « fille obéissante de la musique », les compositeurs français, eux, voient la raison d’être du chant dans la parole.
Moins phénomène sonore que véhicule de pensée, le vers chanté dans la langue de Molière exige de l’interprète l’art du « beau parler ». Cependant, la diction la plus exemplaire ne suffit pas à bien chanter. Mais un chanteur excellent peut sonder facilement les mystères d’une langue. Rien d’étonnant, alors, qu’une diva venue de l’étranger arrive à hisser son anthologie d’airs français parmi les meilleures de notre temps.
Vedette des grandes scènes lyriques, Marina Rebeka sait plier ses moyens surnaturels à la sincérité de l’incarnation, montrant à quel point son intimité avec les rôles est fusionnelle. Même dans la chambre froide du disque, la soprano lettonne déverse un torrent d’émotion dramatique. Et la qualité de sa diction fait merveille. De Louise (Charpentier) à Thaïs (Massenet), de Juliette à Marguerite (Gounod), c’est une galerie d’héroïnes romantiques qu’elle dépeint à travers treize airs parmi les plus célèbres du répertoire.
L’idylle côtoie la tragédie, la coquetterie défie la tendresse, pour un CD à la prise de son superbe, édité par le label dont l’artiste est elle-même productrice. Un florilège de « tubes » destiné à séduire autant le mélomane que le novice. Un passeport ad honorem, pour la diva aux yeux de glace qui, d’après ses confidences, rêve d’habiter la patrie de Bizet.
Retrouver la dans le rôle de Leonora dans Le Trouvère de Verdi à son prochain spectacle à l’Opéra Bastille du 21 janvier au 3 mars 2021. Achat des billets ici
Paolo Kowalski
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





