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Incotidien – Tour de France « polluant et machiste » : quand l’écolo se fait crétin

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Publié le

11 septembre 2020

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Article tiré de l’Incotidien. Grégory Doucet, le nouveau maire écologiste de Lyon, a une nouvelle fois brillé par crétinerie, et on ne peut trop l’en remercier. Hier, dans une interview donnée au quotidien lyonnais Le Progrès, l’édile s’en est pris au Tour de France, qu’il a qualifié de « machiste et polluant », et ce, alors que l’arrivée de la 14e étape du Tour est prévue à Lyon ce samedi.
Ecolo

D’un sectarisme inouï, cette déclaration a fort logiquement provoqué un tollé sur les médias et sur les réseaux sociaux. Naturellement, une telle déclaration ne mérite en réponse qu’un profond mépris et une sincère ignorance. Mais, par délectation, examinons sérieusement, si tant est qu’ils contiennent une part de sérieux, les deux arguments du maire de Lyon pour mieux les mettre à nu.

Tout d’abord, le Tour de France serait polluant. Lui le bobo, qui circule à vélo et tartine sa ville de pistes cyclables, s’en prend à une course de vélo. On ne l’avait pas vu venir ! Et on imagine sans difficulté le flux incessant de dégueulis qu’il doit vomir en privé sur les sports mécaniques. Sans mauvaise foi, on comprend que ce qu’il déteste dans le Tour de France, ce n’est pas la course de vélo en tant que telle, mais plutôt la farandole de véhicules qui l’accompagne. Il est vrai que face aux puissances polluantes que sont les États-Unis et la Chine, cette odieuse chevauchée motorisée et polluante de trois semaines à travers la France frôle l’indécence insupportable ! Un tel jugement, qui ne peut être sérieux, confère ou à la bêtise crasse, ou à la vendetta cachée. Disons-le : serait-ce en définitive le folklore du Tour de France, populaire et franchouillard, qui le dérange, avec sa caravane et ses produits, sa voiture Vittel et ses bobs Cochonou ?

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Quand on examine sérieusement la question, le Tour de France a une double vertu écologique. Il est d’abord une ode au vélo, déclamée avec magnificence à un audimat largement composé de non-vélophiles. Le Tour de France fait tous les ans de nouveaux adeptes de la bicyclette, et on peine à comprendre comment les écologistes peuvent ne pas le voir. Ensuite et plus encore, le Tour de France donne à voir nos magnifiques reliefs et sensibilise à la beauté de nos paysages. En regardant le tour, combien de Français s’émerveillent devant notre terre, notre flore, notre géographie ? Par là, il participe à la promotion de la seule écologie qui vaille, c’est-à-dire charnelle et enracinée, soucieuse de préserver les beautés de la terre héritée de nos pères. Il est vrai qu’on est loin de la culture de carottes en jardinière, sur un balcon de centre-ville !

Ensuite, le Tour de France serait machiste. Rappelons tout d’abord à Monsieur Doucet que le Tour de France féminin a existé entre 1984 et 2009, et qu’il ressuscitera en 2022. Rappelons que Jeannie Longo, l’une des plus grandes sportives françaises de l’histoire, a brillé en cyclisme, et que c’est ce Tour de France féminin qui lui a, entre autre, permis de se faire un nom avec trois victoires. Rappelons enfin que les gauchistes ont obtenu gain de cause, avec le remplacement risible d’une des deux hôtesses de podium par un hôte.

La compétition sportive sculpte encore quelques héros, à une époque où la mollesse consumériste et l’égalitarisme niveleur avachissent et dévitalisent tout ce qu’ils touchent.

En quoi donc le Tour de France resterait-il encore, par essence, machiste ? La réponse est toute faite : il fait des héros ! L’année dernière, Julien Alaphilippe et Thibaut Pinot ont fait rêver beaucoup de jeunes Français par leur panache, leur courage, leur résilience. Et avant eux, combien de cyclistes ont marqué l’histoire populaire de notre pays : Anquetil et Poulidor, Hinault et Fignon, Virenque et Voeckler. C’est que le cyclisme et le sport en général – quand il n’est pas excessivement marchandisé comme le football – se veut un résidu d’héroïsme. Le grand artisan de la rénovation des Jeux olympiques en 1896 à Athènes Pierre de Coubertin voulait rebronzer la jeunesse et forger une chevalerie sportive, fondée sur la vertu et la noblesse, le courage et le sacrifice, l’épique et le tragique. 

La compétition sportive sculpte encore quelques héros, à une époque où la mollesse consumériste et l’égalitarisme niveleur avachissent et dévitalisent tout ce qu’ils touchent. La gauche déteste les héros et guillotine sans frémir toutes têtes qui dépassent du peloton. Elle vomit la compétition en tant que telle, car qui dit vainqueur dit perdant et donc affront au dogme égalitaire. Le sport met en relief des qualités naturelles et viriles, et la gauche – quand bien même elle se dit écologiste – déteste la nature, car elle est inégalitaire par essence.

À Monsieur Doucet, qui hait la France et ses grands événements populaires, qui boycotte une cérémonie chrétienne par laïcardisme mais pose la première pierre d’une mosquée, nous disons donc en cœur avec ardeur et félicité : vive le Tour franchouillard et ses héros, vive la France chrétienne et ses paysages, et merde à vous !

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