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Combien le gouvernement des juges a-t-il coûté le mois dernier ?

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19 janvier 2021

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France Montagnes, le site officiel des stations a évalué que le premier confinement a fait perdre un mois et demi de la saison 2019-2020, soit 20 à 25 % de la fréquentation des pistes. Onze milliards d’euros. Une paille. La fermeture de décembre va encore ajouter 20 à 25 % de perte sèche. Onze autres milliards. On ne va pas chipoter.
Telesiege

Or les stations emploient 120 000 personnes, qui vont perdre 50 à 100 % de leurs revenus pour cette année. Il faudra compenser par du chômage. Excepté les moniteurs de ski, les saisonniers touchent entre 80 % et 110 % du SMIC. L’assurance chômage devra sortir 300 millions d’euros. C’est pour la maison. Ces brouettes s’ajoutent au coût du confinement, compris entre 60 et 100 milliards par mois. Il a fait exploser le déficit de l’État à 200 milliards. Record battu. Pour bien parachever la fuite en avant, l’État a émis 500 milliards de dettes nouvelles, une fois et demi son budget. Il coûte cher, le gouvernement des juges. Car notre ruine vient du refus des politiques, terrorisés par les juges, d’endosser le moindre risque pénal.

En décembre, les progressistes n’ont pas tapé que sur les montagnards. Ils ont aussi visé les pauvres. La ministre Pompili a décidé d’interdire à la location les « passoires thermiques » dès 2028. Il s’agit de 4,8 millions de logements. Ce sont surtout des maisons individuelles, dotées de petite surface, et construites à la campagne avant 1948. Elles sont occupées par des ménages modestes, dont les moyens ne permettent pas les travaux nécessaires. Il y a en moyenne 2,26 habitants par habitation en France. Les 4,8 millions de passoires thermiques hébergent donc 10,8 millions de gens à faibles revenus. En pleine crise économique, avec une augmentation du chômage chez les Français les plus pauvres, on va les obliger à claquer des milliers d’euros de travaux au nom du réchauffement climatique. Ou alors l’État va les aider. À 5 000 euros l’aide moyenne, nous partirions sur une dépense publique de 24 milliards. Et, dans vingt ou trente ans, les scientifiques avoueront qu’ils se sont un peu poussés du col avec le réchauffement climatique. En attendant, nous aurons respecté l’accord de Paris sur le climat et échappé à la honte que l’État soit condamné.

Lire aussi : La crise du Covid 19 vue des pompes funèbres

De son côté, le ministère de la Santé a participé au concours du plus beau gâchis. Un rapport du Sénat nous a appris que Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a refusé en 2018 à l’agence Santé Publique France d’acheter un milliard de masques, et n’a avalisé qu’une commande de 150 millions d’unités. À l’époque ils coûtaient 3 à 4 centimes pièce. À ce prix, le milliard de masques n’aurait pas coûté plus de 40 millions. En 2019, face au Covid, l’État a dépensé 2,5 milliards d’euros pour acheter 3,4 milliards de masques, multipliant le prix unitaire par 18. Si, grâce à un stock d’un milliard de masques commandés en 2018, l’agence Santé Publique France n’avait eu qu’à en acheter 2,4 autres milliards, les finances publiques auraient économisé 730 millions d’euros. Oui, mais Jérôme Salomon n’avait fait qu’appliquer le principe de précaution. Il aurait pu être menacé de mauvaise gestion.

Puisque nous en sommes à la Santé, voici notre comparaison des résultats de l’épidémie pour la France et l’Allemagne au 13 décembre 2020 : nous avions déclaré 2,3 millions de cas COVID ; les Teutons en avaient 54 % en moins. Côté décès, l’écart était encore plus grand. Rapporté à la population, les Allemands n’ont subi que 31 % du nombre de nos morts. C’est moins du tiers.

Nos gouvernants ont osé rendre le peuple responsable de leurs mauvais résultats. Or, l’argument raciste des Latins qui n’obéissent pas est une fable. En l’espèce, le taux de décès pour 100 000 habitants est meilleur en France qu’en République tchèque, Slovénie et qu’au Royaume-Uni. Des choix stratégiques ont été opérés des deux côtés du Rhin. Si Paris avait copié Berlin, nous aurions eu 40 000 morts de moins, l’équivalent de Bayonne. Oui, mais les modélisations mathématiques réalisées en France étaient claires et procéder autrement eût constitué un risque pénalement condamnable.

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