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Sekigahara, la plus grande bataille de Samouraïs

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Publié le

29 janvier 2021

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Dans son dernier livre, Julien Peltier retrace avec brio la passionnante bataille de Sekigahara (1600), grande confrontation de Samouraïs qui décida de l’avenir du Japon.
Sekigahara

Sekigahara. Sous ce nom qui signifie « prairie frontalière » en japonais, se livra en 1600 une bataille décisive qui mit fin aux guerres civiles alors endémiques au Japon et instaura le shogunat des Tokugawa. Les armées qui s’y affrontent sont encore des armées féodales. Leur armement commence à refléter timidement une certaine influence européenne, avec l’emploi d’arquebuses et de quelques pièces d’artillerie.

Elle oppose l’« armée de l’ouest » rassemblée par Ishida Mitsunari et l’« armée de l’est » de Ieyasu Togukawa. Ce dernier, qui est un véritable chef de guerre à la différence de son adversaire, haut fonctionnaire et ancien moine, réussit à bâtir une coalition solide. Ainsi que l’écrit un historien japonais, « son militarisme était diplomatique et sa diplomatie militariste ». Il faut noter également aux côtés de l’armée de l’ouest, la présence, parfois contestée, du maître d’armes Miyamoto Musashi qui sera l’auteur quelques décennies plus tard du célèbre Traité des Cinq Anneaux.

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Le 21 octobre 1600, 170 000 combattants s’affrontent ainsi dans une lutte sans merci. Cinq commandants de l’armée de l’ouest feront défection au cours de la bataille, alors que plusieurs autres resteront indécis ou inactifs, amputant ainsi l’armée levée par Mitsunari de plus de la moitié de ses effectifs. Dès lors, le résultat de l’affrontement ne fait plus aucun doute et consacre la victoire de Tokugawa. On estime généralement le total des pertes à plus de 30 000 (dont 5 000 à 6 000 seulement parmi les membres de l’armée victorieuse).

À la suite de la bataille, Ieyasu Togukawa parachève la pacification du pays et instaure un régime shogunal héréditaire qui va durer jusqu’en 1868. Les Togugawa renforcent progressivement leur mainmise sur la hiérarchie féodale en interdisant aux daimyô de posséder plusieurs châteaux et en contrôlant les alliances matrimoniales entre clans. Bien documenté, appuyé sur un grand nombre de sources, assorti d’un cahier central comprenant des cartes d’une grande clarté et une magnifique iconographie, ainsi que d’un glossaire et d’une notice des personnages, le livre de Julien Peltier reflète le travail d’un spécialiste passionné de la civilisation japonaise.

Sekigahara, la plus grande bataille de Samouraïs de Julien Peltier, Passés Composés, 288 p. – 22 €

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