Les bonnes âmes, qui rappellent avec raison qu’elle n’a rien à voir avec la saleté, insinuent que c’est l’augmentation des déplacements dans le monde qui en est la cause, sans autre précision. Si l’on considère qu’elle est aujourd’hui très présente dans les « pays en voie de développement », il ne faudrait surtout pas en déduire que l’immigration en serait la cause, mais seulement le tourisme – qui n’existait guère avant 2005, comme chacun sait. Quoi qu’il en soit, le retour de ce type de maladie est aussi une marque de tiers-mondisation de la France.
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Car il n’y a pas que la gale : la syphilis, maladie prégnante chez les hommes homosexuels, a elle aussi fait une entrée remarquée dans le nouveau millénaire européen. N’y voir aucun lien avec notre politique d’accueil de ressortissants des pays pauvres, bien sûr. Ou encore la tuberculose, dont la médecine reconnaît pudiquement qu’elle touche ici principalement des personnes nées à l’étranger.
Dans un genre différent, puisqu’il ne s’agit pas de transmission, mais de malnutrition, quelques cas de scorbut, mal inconnu depuis des décennies ici, sont signalés en France ces derniers temps : touchant des pauvres, des vieux et des personnes de la rue, ils témoignent de l’abandon de politiques publiques de soin, abandon indigne de la France.





