Prenez les grandes villes de plus de 100 000 habitants. Il n’y en a que quarante. Elles regroupent 7,8 millions d’habitants. L’Association des Maires de France vous apprendra gentiment qu’elles dépensent en moyenne 1 200 € par habitant pour leur fonctionnement, où l’on trouve les subventions. Vous savez, cet argent gratuit qui est offert aux associations amies. Les grandes villes leur consacrent en moyenne 13% de leur fonctionnement. Rapide comme vous l’êtes, vous avez sorti votre calculatrice. La somme totale que les grandes villes de gauche versent à des associations s’élève à plus de 693 millions d’euros. Tous les ans.
Si vous voulez des sous de la Mairie pour financer la reproduction d’une pièce de théâtre d’un club amateur, vous devrez vous engager à respecter la parité, l’insertion des migrants, la non-discrimination des personnes LGBT ou toute autre fadaise du moment
Mais elles ne sont pas seules. Il y a les 236 villes de plus de 30 000 habitants où vivent 11,4 millions de Français. La gauche détient 56 mairies de ce type, soit 23% de l’ensemble. L’Incorrect a refait les calculs en fonction de leur budget moyen de fonctionnement (1 400 € par tête) et de leur taux moyen de subvention (9% du fonctionnement). Et nous arrivons gentiment à 330 millions. Vous avez bien lu : les grandes et moyennes villes de gauche allongent chaque année ensemble un milliard d’euros aux associations.
Vous allez penser que toutes ces associations ne servent pas à propager l’idéologie du maire, et vous n’aurez pas tort. Du moins pour les sommes inférieures à 2 000 euros. À partir de ce seuil, il faut remplir un dossier et cocher des cases, notamment les cases politiques qui permettent de filtrer les amis. Or, quand les villes ouvrent le robinet, elles le font en grand. Le baromètre des relations entre associations et collectivités locales, dont le dernier exemplaire date de 2014, révèle que 12% seulement des subventions des collectivités sont inférieures à 2 000 €. 43% sont supérieures à 100 000 €. Certes, le sport engloutit 36% des subventions. Mais l’ensemble animation, culture et social récupère 59% des fonds, soit 604 millions pour les grandes et moyennes villes. Pas mal. Cet ensemble fonctionne avec plusieurs thématiques transverses. Je sais, cela ne veut rien dire. Sauf dans le monde de la bureaucratie.
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En clair, si vous voulez des sous de la Mairie pour financer la reproduction d’une pièce de théâtre d’un club amateur, vous devrez vous engager à respecter la parité, l’insertion des migrants, la non-discrimination des personnes LGBT ou toute autre fadaise du moment. Et hop ! Cyrano de Bergerac devient une occasion de promouvoir des thèmes de gauche. En ce qui concerne les sujets sociétaux, les cases sont les mêmes à gauche et à droite. Normal : une partie de ces sujets sont issus de programmes lancés par Paris. On peut donc doubler la somme.
Moralité, ce n’est pas un milliard d’euros, mais 1,2 milliards qui sont consacrés chaque année par les villes à des thématiques de gauche. Une somme pareille permet d’occuper plus de quarante-cinq mille personnes, quasi smicardes et prêtes à se dévouer pour que l’idéologie qu’elles servent continue de les nourrir.





