On passera sur les amitiés particulières du François Mitterrand de l’Occupation et ses affinités électives avec René? Bousquet. Le rapport de l’auteur de La Paille et le grain à la question royale nous servira ici de mesure. À Angoulême comme à Paris, il fréquentera les lycées et étudiants monarchistes de l’Action française avec ses amis Pierre de Bénouville et Claude Roy. En 1938, il se rendra à Bruxelles pour rencontrer le comte de Paris alors exilé par les lois de la République. Le geste n’est pas aussi anodin qu’on a voulu le croire.
Une fois élu à la magistrature suprême, ce détracteur du caractère monarchique de la Ve République s’empressera de recevoir à l’Élysée ou de confier des missions aux dirigeants de la Nouvelle Action Royaliste, organisation gaulliste et démocrate soutenant le comte de Paris. Après avoir commémoré avec ce dernier le Millénaire capétien en 1987, Mitterrand fit activement préparer le ridicule Bicentenaire de la Révolution française, mobilisant les enfants des écoles et les artistes de rue au service d’une relecture idéologique de la période se conjuguant très bien avec le mauvais goût des amis de Jack Lang.
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Qui croire chez le Florentin de la rue de Solferino ? L’admirateur secret du passé royal de la France ou le liquidateur patenté de la substance et de l’âme de la France ? Son art de la dissimulation était tel qu’il a emporté la réponse dans sa tombe. Les voies d’un tel type d’exercice du pouvoir demeurent impénétrables.





