La police de la pensée s’appuie sur trois lois, dont deux socialistes. Le délit de « provocation à la haine » a été créé par la loi Pleven de 1972. C’était une régression extraordinaire par rapport à la loi sur la presse de 1881, car traquer la haine revient à sanctionner les individus en dehors de toute manifestation nuisible, selon le caprice des juges, jusque dans leur intériorité. De plus, la loi Pleven a armé les lobbys associatifs, car elle a autorisé des tiers à devenir plaignants dans des affaires dont ils ne sont pas victimes.
Mitterrand a parfait ce dispositif avec la loi Gayssot de 1990 qui a réintroduit le délit d’opinion en prétendant punir « ceux qui auront contesté […] l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité » , même en l’absence de toute conséquence néfaste de cette opinion – la loi Taubira de 2001 n’en est qu’une copie.
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Moins connu, mais plus grave, un décret de 1993, promulgué sous Bérégovoy: l’article R 625-7 du nouveau Code pénal a inventé les infractions de diffamation, d’injure et de provocation à la discrimination non-publiques. Ainsi, même les propos privés peuvent désormais être sanctionnés. En 2010, Hortefeux en a fait les frais et depuis, les mœurs ont monstrueusement évolué vers une autocensure qui conforte la folie « woke ». Pour l’étude complète de l’effet de ces lois iniques, on lira avec intérêt La Régression intellectuelle de la France (Texquis, 2011) de Philippe Némo.





