C’est le monde à l’envers : alors que nous nous apprêtions, pétris de nos certitudes, à voir une Eurovision où l’Europe occidentale se serait ridiculisée en envoyant comme tous les ans des histrions dégénérés, femmes à barbes, chèvres à perruques ou que ne savons-nous encore, et voir des pays de l’Est plus traditionnels nous humiliant par leur tenue, voilà que la vapeur fut renversée !
À la surprise générale, le Top 5 de cette année est composé d’artistes chantant dans leur langue natale et non en godon, tandis que de nombreux pays qu’on connut plus conservateurs ont fini par sacrifier au politiquement correct. On pense notamment à l’hymne féministe russe de Manizha, aux Destiny’s Child du pauvre de Serbie, qui chantaient en espagnol (Slobodan relève-toi, ils sont devenus fous !), aux Moldaves forcément gays, aux Lituaniens forcément gays, ou au Suédois forcément noir. Un retournement de situation bien étrange, mais qui ne doit pas faire oublier que l’Eurovision n’en reste pas moins un concours de propagande décomplexée. Il est d’ailleurs écrit sous chaque vidéo publiée par la chaîne officielle du concours que « l’Eurovision célèbre la diversité par la musique. Nous ne tolérons pas le racisme, le sexisme, le validisme, l’homophobie, la transphobie, le body-shaming ou aucun autre langage hostile ou insultant ».
Surprenante édition
Tout est dit, même s’il manque visiblement une stigmatisation de l’islamophobie. Cependant, il est plaisant de voir que malgré cela, les candidats les plus « Eurovision-compatibles » se sont fait éliminer en demi-finale. On pense notamment au tchéquo-angolais Benny Cristo, étrange fusion de Matt Pokora et de Jaden Smith (le fils de Will). Quel bonheur de voir Barbara Pravi finir deuxième en chantant en français un morceau qui ne parle ni de racisme systémique ni de grossophobie, mais fait la part belle à la mélodie !
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Quel bonheur de voir que les Anglais finissent derniers avec 0 point! Cette année, l’Eurovision aura prouvé que sa propre vision d’elle-même était dépassée, qu’il n’y avait pas plus ringard que le mondialisme forcené qui tente de faire avaler aux peuples des miroirs déformants. Non, Conchita Wurst n’incarne pas l’Autriche, de même que Bilal Hassani n’a pas grand-chose à voir avec la France. L’Eurovision est un concours hors-sol qui vient d’être pris à son propre piège. Que s’est-il passé depuis France Gall et sa « Poupée de son » ? Comment l’Europe entière (et les pays appartenant à l’Union Européenne de Radio-télévision) a-t-elle pu sombrer dans cette mascarade progressiste ?
Une gifle à l’idolâtrie diversitaire
Dernièrement, l’Eurovision n’intéressait plus guère que les homos et quelques ricaneurs qui ne la suivaient qu’au second degré, néanmoins atterrés devant une telle débauche de mauvais goût. S’il est encore trop tôt pour penser que le palmarès de cette année changera quoi que ce soit sur le long-terme, il y a quelque chose de jouissif à voir relégués en queue de cortège les pires infamies, tandis que des propositions plus enracinées, telle que la prestation habitée des Ukrainiens de Go_a, se classait dans le top 5, juste derrière les Islandais de Daði og Gagnamagnið. Il aura fallu attendre la 7e place sur 26 pour voir enfin une obèse entourée de danseuses ressemblant à des rejets d’un des pires girls-band améri- cains du milieu des années 2000… pour représenter Malte! L’arnaque diversitaire est-elle en train de s’éventer ? Les peuples se réveilleraient-ils de la torpeur pailletée qu’on leur inflige de force depuis des décennies? Le 22 mai dernier, l’Eurovision et tout ce qu’elle représente s’est pris une gifle monumentale, sans qu’on ait tant besoin d’en rajouter dans l’Antipop, et à L’Incorrect, on aime ça !





