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Détruire la notion d’éthique en commission spéciale bourreaux

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Publié le

4 juin 2021

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Manque de courage ou folie démiurgique, le projet de loi « bioéthique » vient d’être adopté en commission spéciale avant de passer en 3ème lecture à l’Assemblée Nationale à partir du 7 juin. Histoire d’agonir la famille et d’anéantir la dignité de l’être humain, le texte adopté est similaire à celui en grande partie rejeté par les sénateurs en février dernier.
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Les apprentis sorciers ont à nouveau glissé dans le texte l’autorisation de créer des embryons chimériques, unissant des cellules humaines à des embryons animaux. Certains députés seraient-ils des trans-spécistes refoulés ? La recherche sur les cellules souches, qui rappelons-le engendre la destruction d’embryons humains, a également été incorporée au texte.

Sans grande surprise, l’ouverture de la procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples lesbiens à évidemment été rétablie. Cet article constitue l’un des piliers du projet de loi. Effacés, les hommes sont dépossédés de leur dignité, relégués au rang de quantité négligeable. Ils peuvent désormais disparaître de la filiation et de la vie de l’enfant. Établie également : la filiation fictive avec l’inscription de deux « mères » sur l’état civil de l’enfant. D’ailleurs, la mention « il n’existe pas de droit à l’enfant » a été supprimée. L’enfant devient donc officiellement un droit opposable. Jean-Louis Touraine, dont on cherche toujours la cohérence intellectuelle a tout de même eu le culot de déclarer : « L’intérêt supérieur de l’enfant est notre priorité », et de justifier l’ouverture de la PMA pour toutes par des « études rigoureuses » qui démontreraient semble-t-il que ces enfants seraient parfaitement épanouis car « très désirés ». Preuve qu’aux yeux du rapporteur de la loi, l’enfant est bien un objet réclamable, mais seulement s’il est « très désiré » (un peu comme le serait un labrador en soit).  

Dans ce monde où règne la consommation instantanée, l’enfant devient un simple produit qui peut être fabriqué au bon vouloir de son propriétaire, stocké et déstocké

Votée également : l’autoconservation des gamètes sans motif médical, soit le droit pour les femmes de congeler leurs ovocytes afin de repousser leur « projet parental » (la nature, l’écologie c’est bien beau, mais le capitalisme passe avant). Dans ce monde où règne la consommation instantanée, l’enfant devient un simple produit qui peut être fabriqué au bon vouloir de son propriétaire, stocké et déstocké.

En grands seigneurs, les députés en commission spéciale ont néanmoins exigé que le don de sperme soit reçu si et seulement si le donneur accepte de transmettre les informations sur son identité. Ce qui permettra aux enfants atteignant la majorité de connaître leur filiation.

Soufflez un coup, les députés réaffirment l’interdiction de la GPA tout en reconnaissant les enfants nés de celle-ci à l’étranger. Ce qui revient au final à reconnaître le procédé juridiquement et ouvre la voie à une future légalisation, toujours au nom de la sacro-sainte égalité peut importe la marchandisation du corps des femmes les plus vulnérables.

Le vrai soulagement à ce jour, c’est le refus de l’extension de l’interruption médicale de grossesse (IMG) pour cause de déstresse psychosociale chez la mère, qui dans les faits reviendrait à autoriser l’IVG jusqu’au terme de la grossesse.

Lire aussi : L’IMG kesako ?

Malgré les embryons chimères, l’effacement du père et l’autoconservation des ovocytes, les parangons du transhumanisme, ne sont pas tout à fait rassasiés. Pensez-vous, les « hommes trans ayant conservé leur utérus » n’auront pas accès à la procréation médicalement assistée au frais du contribuable ! Une honte. Guillaume Chiche (non inscrit) et Raphaël Gérard (député LREM) ont pourtant œuvré dans ce sens, sans succès malgré le soutien de Jean-Louis Touraine, tellement soucieux de l’intérêt supérieur de l’enfant qu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que la mère de celui-ci se considère comme un homme. Prévoyez donc la légalisation de la GPA très prochainement.

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