À force du vivre-ensemble, du politiquement correct, du rire de tout, nous ne voyons pas que l’État vient de prendre en main, il y a deux jours, « les droits reproductifs » des femmes françaises, conformément à une politique imposée par la CEDH. Le 29 juin, en la fête de saint Pierre et saint Paul, Mesdames Taubira, Buzyn, Belloubet et Mécary ont exulté de joie sous l’action de l’Esprit saint. Comme l’avait annoncé Maîtresse Mécary : « Les forces réactionnaires ont cédé le pas au jour où tout est permis… pour notre bonheur….puisque l’absence de père est institutionnalisé par l’anonymat du donneur qui lui évite d’être père ». Ainsi s’accomplit la prophétie du Président Dean Spielmann, lors de son discours d’audience solennelle à la CEDH le 30 janvier 2015 : « L’arrêt de la Cour réduit à néant non seulement la faculté pour les États d’interdire la GPA mais aussi la légitimité d’un tel choix législatif ». Le passage en force de la PMA était prévu à l’Assemblée. À demain, la GPA.
Le progressisme en marche
Si j’en juge par des amis courageux, personne n’a osé dire son avis sur le mariage et la procréation gay, de peur de passer pour homophobe. Personne n’a voulu voir le marché de la procréation mis en place, en Europe, depuis 20 ans. Le marché prospérait : restait à le légaliser. Le droit français étant rigoureux en matière de filiation – l’Allemagne, par exemple, reconnaît le père et le donneur – il a fallu du temps mais le résultat est là. Vote consensuel, a-t-on dit à la télé. Faux ! On s’est assis sur l’avis du CCNE, on a méprisé les avis contraires, on a fait un procès d’intention aux opposants. On a fait des sondages truqués : les Français sont « pour » la PMA et « contre » les enfants sans père ! Aucune promotion des livres sur le business procréatif.
Après le vote, certains journalistes et politiques ont fait une moue de rigueur : n’y avait-il pas d’autres « priorités » que cette loi bioéthique ? Eh bien, non, justement ! Car le gouvernement a des promesses à tenir et des contrats à honorer avec des laboratoires et des officines de tout genre. L’idéologie progressiste dont la Chambre a donné, par la bouche de Coralie Dubost, rapporteur de la loi et porte-voix de Jean-Louis Touraine, un échantillon éclatant, veillera à la mise en pratique de ces lois reproductives. Et demain, – cela dit sans rire – il ne sera plus question de donner des textes sur l’amour paternel et hétérosexuel. Il sera interdit de dire « faire l’amour » car trop connoté hétéro. « Faire catleya » sera recyclé dans un contexte moins élitiste et discriminant, même si le mot ressemble à une marque, parmi d’autres, de serviettes périodiques dont madame Schiappa inaugurera la distribution, en septembre, dans les établissements scolaires. [...]
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