En 2020, il y a eu au total 863 homicides enregistrés. 35% des victimes étaient des femmes et 16% des tueurs étaient des femmes. Donc le tueur français typique est à 84% un homme. Et la victime typique est un homme, à 65%. Si nous voulons l’égalité entre les sexes, il faut que les femmes tuent plus, et si possible d’autres femmes. Ou alors que les hommes tuent moins d’autres hommes.
Si l’on regarde plus en détail, il faut commencer par le meurtre des femmes par leur conjoint. Les associations ont appelé cela le féminicide. Il y en a eu 106 en 2020 et le ministre de la Justice a salué leur diminution par rapport à 2019, où plus de 146 meurtres avaient été enregistrés. C’est près d’un tiers en moins, bravo. Sur ces 106, 90 femmes et 16 hommes ont été tués. Oui, le féminicide peut aussi concerner des victimes hommes. Sauf que ceux-là, tout le monde s’en fout.
Sans l’infanticide prénatal, les femmes tuent surtout des filles et elles tuent autant leurs enfants que les hommes tuent leur compagne
Curieusement, vous ne trouverez nulle part qu’une de ces femmes a été tuée par une autre femme, sa compagne de l’époque. En 2019, elles ont été trois à avoir été tuées par leur compagne féminine. Ah tiens ? Au Canada, une étude de 2018 a démontré que les couples homosexuels sont 2,5 fois plus violents et les couples bisexuels 4 fois plus violents que les couples hétérosexuels. Ce n’est pas une raison pour ne pas faire tout un plat de la seule violence hétéro.
Il faut ensuite parler des meurtres d’enfants. Vous en avez trois sortes.
L’infanticide néonatal consiste à tuer son enfant dans les heures qui suivent sa naissance. À l’échelle de la population française, il y en a presque autant que de féminicides : 80 enfants tués pour 90 femmes assassinées. Là, les proportions par genre changent : 88% des infanticides néonataux sont commis par des femmes, soit 70 actes, contre 10 par des hommes. Et 55% de ces enfants sont des petites filles. Donc les femmes tuent majoritairement des petites filles. Ça doit être la faute au patriarcat. Mais ce n’est pas fini.
Il faut aussi parler des bébés secoués. D’après la Haute Autorité de Santé, il y en a eu 512 en 2017. 72% des fautifs sont des hommes, mais 60% des victimes sont des garçons. Tout le monde secoue tout le monde, et à la fin ce sont surtout les garçons qui sont tués. Et là on fait quoi en faveur de l’égalité des sexes ?
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La troisième catégorie de meurtre d’enfant est légale. Il s’agit de l’infanticide prénatal, qui a concerné 232 000 bébés en 2020. L’avortement sexo sélectif est interdit en France. Donc, en théorie, on ne sait pas si on a tué plus de garçons que de filles. Vous trouvez çà et là différents articles de presse qui parlent de communautés étrangères qui ne se gênent plus en Europe pour faire passer plus de filles que de garçons. La faute à la culture occidentale sans doute. Toutefois, la moyenne 2009-2019 des naissances en France rapporte que 104,78 garçons sont nés pour 100 filles. Si vous appliquez ce taux aux infanticides prénataux, vous arrivez à 113 292 petites filles disparues, pour 118 708 petits garçons. La différence porte tout de même sur plus de 5 000 personnes. Le surnombre de petits garçons tués représente 55 fois les féminicides. Étant donné que l’infanticide prénatal est légal, il n’est pas possible d’en chercher les responsables. Toutefois, le gouvernement est assez clair sur le sexe habilité à en prendre la décision, avec ou sans l’accord du père.
Moralité : avec ou sans l’infanticide prénatal, les hommes représentent 51% des victimes de meurtre en France. Sans l’infanticide prénatal, les femmes tuent moitié moins que les hommes. Avec ou sans l’infanticide prénatal, les hommes tuent surtout des mâles et les femmes tuent surtout des enfants. Sans l’infanticide prénatal, les femmes tuent surtout des filles et elles tuent autant leurs enfants que les hommes tuent leur compagne.





