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Quotidien : la conjuration des avortons

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Publié le

12 octobre 2021

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Pensée unique, pseudo-bienveillance, progressisme effréné et haine du peuple : la rentrée 2021 de Quotidien est l’occasion de se pencher sur les déboires de ce déchet médiatique.
quotidien

C’est la rentrée pour Yann Barthès et son équipe de journalistes en Stan Smith. On en attendait beaucoup et forcément, on n’est pas déçu. Yann Barthès a fait peau neuve, l’histoire ne nous dit pas si c’est la trithérapie ou le mono-régime à base de chou kale, mais sa maigreur confine désormais à l’atrophie. Sa grosse tête rasée pour l’occasion a l’air encore plus énorme, posée comme une bogue sur son minuscule torse de bébé à bascule. Le tout dodeline sagement derrière son bureau en fibre de verre, affichant toujours cette condescendance odieuse qui est la marque des plus fameux copronymes.

On a presque envie de les aimer, au fond, ces bateleurs de la pensée confite, parce qu’ils n’ont plus l’air de croire eux même à leur mélasse publi-rédationnelle

Ses chroniqueurs ne sont pas en reste. Crise sanitaire oblige, on les a éloignés au maximum les uns des autres : par l’effet d’un ridicule effet de perspective, ils ont l’air de lilliputiens. D’ailleurs tout est rachitique sur le plateau du Quotidien, à commencer par les idées et par ces micro-reportages d’opinion qu’ils voudraient nous faire passer pour du journalisme d’investigation. Paul Gasnier, dégaine de modèle photo pour Getty Images, lorgne toujours le prix Pulitzer : on lui a désormais alloué un « 20h15 Info » où il affiche une mine grave et circonstanciée, taclant les dérives extrémistes de la droite française avec la pusillanimité d’un comptable de Car Glass. Bienheureuse peste brune qui n’aura pour la contrer que ces lombrics allaités au jus d’avoine.

On n’oublie pas l’impayable Maïa Mazaurette, consultante en sexologie, dispensatrice de conseils aussi avisés que le polyamour pour les moins de 12 ans ou l’adultère pour les ménages fatigués : celle qui se présente sur sa page Facebook comme une « sexpert muti-plateformes et multi-expatriée » (lol) transpire surtout l’inconfort, flicaillonne du vice obligatoire, kapo de la bienséance des détraqués, écartelée entre la rubrique psycho de Marie-Claire et sa collection de sex toys connectés. Le genre qui vous ordonne de vous entre-culer au sang menstruel, mais dans le respect de l’autre et des distanciations sociales. On a presque envie de les aimer, au fond, ces bateleurs de la pensée confite et de la bourgeoisie en baskets, parce qu’ils n’ont même plus l’air d’y croire eux-mêmes, à leur mélasse publi-rédactionnelle dans laquelle viennent tremper rituellement les mêmes gorgones du progressisme névrosé.

Lire aussi : Quotidien toujours en première ligne de l’indécence

Leur discours a été tellement prédigéré, régurgité et ruminé par les satrapes de la Death Star médiacrate qu’il n’en reste plus rien dans leurs gorges et dans leurs petites bouches flûtées. Rien que des ricanements, des clins d’œil gênés, des micro-silences qui s’allongent dans leur fausse connivence d’exaltés du handicap. Rien que ce bon vieux mépris de classe inscrit dans l’ADN de « l’esprit Canal » et dont ils sont les navrants encensoirs. La haine du provincial, la haine du pauvre et la haine du peuple comme cahier des charges. Pablo Mira, l’amuseur en chef, inaugure d’ailleurs une « pastille » dans laquelle il incarne un « réac ». Étonnamment, il se réveille, se montre capable d’humour, comme si en dénonçant les odieux conservateurs il leur captait un peu de leur énergie vitale. Attention Pablo, l’Œil Unique te surveille.

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