Aude et Benjamin s’aiment et voudraient avoir des enfants. Mais Aude ne peut en porter. Qu’à cela ne tienne, Benjamin se propose de la remplacer. Car Benjamin est en fait Sarah en pleine transition sexuelle, qui décide d’arrêter ses injections de testostérone. Inspirée d’une histoire vraie qui a beaucoup tourné dans les médias, A Good Man est donc l’histoire de la bataille d’un homme (car il est reconnu comme tel par l’état-civil) pour être « enceint ».
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La seule réussite de ce film est la retranscription de la perte de repères totale des personnages et de leur mal-être (ils ont les larmes aux yeux durant tout le film). On a du mal à comprendre la logique de l’homme trans lorsqu’il explique à la psychologue en charge de son suivi qu’il n’aurait pas pu porter un enfant quand il s’appelait Sarah, car il n’était pas bien dans son corps, mais qu’il se sentait parfaitement d’être mère depuis qu’il était devenu Benjamin, sans doute parce que nous manquons de goût pour les paradoxes. Les dialogues, dignes d’un mauvais téléfilm, égrènent jusqu’à l’indigestion tous les poncifs prévus (le pote macho, la mère toxique). En voulant proposer un film engagé sur les hommes enceints, Marie-Castille Mention-Schaar accouche seulement d’un bon gros navet.
A good man de Marie-Castille Mention-Schaar (1h48), avec Noémie Merlant Soko, Vincent Dedienne, en salle le 10 novembre





