Produit par Robert Zemeckis sous la houlette d’Amblin, la mythique boîte de production de Spielberg, Finch est un cas d’école en matière de film familial anachronique, tant il semble sortir tout droit du début des années 90 : rythme contemplatif, message humaniste (voire chrétien) et mélancolie tenace. En exploitant la trame usée du dernier homme après la fin du monde (Tom Hanks), ici flanqué d’un chien et d’un robot naïf et touchant, le réalisateur britannique Miguel Sapochnik, issu de la série télé, brode une belle fable post-apocalyptique sur la seule question valable de la science-fiction : qu’est-ce que l’humanité ?
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Ici, chien et robots sont les symboles d’une humanité « alternative » et diffuse, qui permet au héros d’accomplir son destin, jusqu’à un final qui tirera probablement de grosses larmes à vos enfants – et à vous-même. Une réussite délicieusement à contre-courant, en ces temps de marvelleries bourrines, portée par une direction artistique sobre et élégante.
Finch de Miguel Sapochnik (1h55), avec Tom Hanks et Caleb Landry Jones, sur Apple TV le 5 novembre





