Skip to content

Drogue 3.0

Par

Publié le

29 décembre 2021

Partage

Nous avons engendré un monstre ! Réseaux sociaux, messageries. Que ceux qui n’ont pas des mouflets ados pendus à leur putain de portable du mardi gras au mardi maigre me jettent leur première carte SIM. Et cette véritable drogue 3.0, c’est bien nous qui l’avons créée.
drogue 3.0

Autrefois, dans l’âge glaciaire pré TNT, quand le programme qui nous plaisait était terminé et que ça passait sur l’interview de Jean Lecanuet, on fermait la téloche et on allait faire autre chose. De nos jours, avec ces bordels d’algorithmes, un gosse peut rester des heures sur Youtube ou TikTok. Pendu aux « influenceurs ». La bouche ouverte. Le regard niais. La peur au bide qu’il n’y ait plus assez de batterie.

Aujourd’hui, le seul fait de leur demander de couper le portable pour bouffer peut tourner à la crise d’hystérie. Accros ! Toute leur vie se résume à leur Iphone et leur compte Instagram. À leur niveau de batterie et à l’état du « réseau » quand ils arrivent chez Mémé. Avec nos conneries, nous avons réussi à réduire la vie de nos gamins à une petite boîte de 15 centimètres sur 8. Comme un cercueil numérique en avance. Tout leur être est dedans, mais il n’y a plus de vie intelligente.

Ils développent déjà des pathologies en lien avec leur addiction. Après l’amiante ou le covid, ce sera ça, vous verrez la grande affaire de santé publique !

Sans parler du fait que ces réseaux sociaux s’intéressent particulièrement à la sexualité de nos jeunes. Eeeeeh oui. Car il faut toujours mentionner son « orientation ». Passage obligatoire ! La pression sociale de l’air du temps les poussant toujours plus vers l’une des 50 nuances d’enculerie. Et de gouinerie. Pas être « normal », hétéro. Car être normal est quasiment un handicap. Comme une curiosité de la France d’avant. Celle conservée dans le vin rouge. En vérité, si nos gosses passent désormais leur temps sur leur portable, c’est bien qu’ils ont vu cela quelque part. Ils ont vu cela dans leur propre famille. Avec des parents qui postent ce qu’ils ont bouffé sur Facebook. Qui racontent leur vie dans une impudeur incroyable. Tous les amis de votre Samantha chérie de 12 ans savent qui était dans votre pieu hier soir ! « Le nouvel amoureux de maman ». Avant le prochain ! Dont la respectabilité se mesure en « likes ». Au départ, ces réseaux sociaux étaient destinés à ne partager des choses qu’avec nos vrais potes, nos proches mais notre égo ainsi que les algorithmes Instagram nous ont amenés à partager notre intimité avec la terre entière. Monique Durand, caissière au Super U de Clisson, a 3 000 amis répartis sur cinq continents. Et qui prennent régulièrement nouvelle de ses problèmes de couple avec Gérard. Passionnant ! Comme un aboutissement de la télé-réalité.

Navrante modernité ! Mais bordel, regardons nous avec nos smartphones! ! De quoi avons-nous l’air ! On passe le week-end chez JP, la moitié du dimanche est prise par la recherche d’un chargeur. Cette conasse de Chloë aura fait chier tout le monde avec ça alors qu’elle l’avait tout simplement collé dans le sac vert. Car nous sommes devenus des esclaves 3.0. De notre chargeur, de nos applis et de nos cartouches d’encre. Si c’était à refaire, j’irais chez les cannibales me trimballer à poil dans un communisme parfait. Je serais mort à 40 ans mais, au moins, je n’aurais pas eu à subir la crise de ma nièce pour regarder Trotro sur le portable. Dimanche à Saint-Malo raté ! Ah, faut voir comment elle aura bien fait chier le monde ! Cette infection du numérique nous a gravement atteints. Mais pour nos mouflets, les « digital natives », ce sera mille fois pire. Ils développent déjà des pathologies en lien avec leur addiction. Bientôt il y aura des spécialisations « accro au numérique » dans les facs de médecine mentale. Après l’amiante ou le covid, ce sera ça, vous verrez la grande affaire de santé publique ! Après la déradicalisation, on inventera des ateliers de « dévirtualisation ».

Lire aussi : Divorcer sur les zéros sociaux

Et le pire arrive à grands bits ! Car le projet « métavers » de Facebook va définitivement enfermer tout le monde dans le virtuel. Imaginez ! Dans cet univers numérique 3D, vous pourrez être tout ce que vous n’êtes pas dans la vraie vie. Donc, Enzo plaquiste à Vesoul se retrouvera « Thor le Puissant » dans une ville imaginaire en se mettant un masque connecté sur la gueule et des capteurs jusque dans le derrière. C’est ça qui attend nos gosses. Une déconnexion complète du réel. Et tu pourras toujours courir pour leur proposer de repeindre les volets avec toi après 36 heures à péter des gueules dans un univers à la Star Wars ! Même que toutes les bonnes femmes avec des gros culs auront le corps qu’elles désirent.

Plus besoin de prendre soin d’elles, le virtuel permettra tout sans effort. Plus d’épilation et de « couleurs ». Vous verrez la gueule qu’elles auront au bout de trois mois ! Les gamins du futur proche, eux, n’auront connu que ça. Le monde virtuel du métavers. Acheter des Granolas dans la vraie vie leur paraîtra follement exotique. En attendant cette nouvelle avancée de la science à décérébrer les masses, je vais aller regarder les dernières nouvelles de votre salon sur Facebook. Apparemment, vous avez changé la disposition des meubles et ça m’intéresse vachement.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest