Paris, 1941. Joseph Haffmann, bijoutier juif, confie son affaire à son associé François Mercier pour passer en zone libre. Sa famille y réussit mais il échoue, se voit forcé de se cacher dans la cave de la boutique. Mercier lui propose alors un pacte déroutant et commence en parallèle un jeu trouble avec les Allemands. Le film s’ouvre avec le cadeau d’une entame rapide qui prend aux tripes dès les premiers plans. C’est la guerre, la menace allemande rôde, il faudra survivre, et opérer pour cela des choix déchirants.
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Tout en doigté, le réalisateur Fred Cavayé distille les indices de cette tragédie annoncée. Les hommes s’y révèlent dans leur véritable substance, écartelés entre l’ange et la bête. On navigue habilement entre dévouement, jalousie et ambition. Malheureusement, le réalisateur abandonne peu à peu ce lumineux clair-obscur pour sombrer dans l’écueil de l’histoire du juif de cave et du Français collaborateur. Le personnage de Mercier perd alors toute cohérence et toute complexité pour une cruauté cartoonesque. Désolant, d’autant que la pièce primée dont est adapté le long métrage avait su, quant à elle, conserver sa subtilité.
ADIEU MONSIEUR HAFFMANN (1h35), de FRED CAVAYÉ, avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche et Sara Giraudeau





