1942, dans la France occupée, Gilles est arrêté pour être déporté dans un camp en Allemagne. Il échappe à la mort devant le peloton d’exécution en jurant aux soldats qu’il n’est pas juif mais persan. Ce mensonge le sauve momentanément. À mi-chemin entre tragédie historique et thriller, ces Leçons Persanes surprennent par leur puissance. Classique dans sa mise en scène, le réalisateur ukrainien refuse le statisme facile du huis-clos en exploitant chaque millimètre de son décor à l’apparence pourtant si simple et esquive tous les clichés.
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La reconstitution s’avère précise, l’écriture ciselée, et si le film souffre de quelques chutes de tension, il offre en tout cas une performance d’acteurs tout à fait remarquable. Lars Eidinger nous glace par sa performance de monstre froid transpercé par quelques moments d’humanité et Nahuel Perez Biscayart (Au Revoir là-haut) démontre une nouvelle fois à quel point il est un immense acteur.
LES LEÇONS PERSANES (2h07), de VADIM PERELMAN, avec Nahuel Perez Biscayart, Lars Eidinger, Jonas Nay, en salle le 19 janvier





