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Les comics wokes : anatomie d’un flop

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Publié le

3 février 2022

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Le wokisme s’infiltre dans la pop culture et nous pond des scénarios de qualité plus que discutable. Une bonne nouvelle pourtant : le public n’adhère pas.
superman

Après Disney, Marvel ou Netflix, c’est DC Comics qui est récemment passé à l’heure « woke ». Et quoi de mieux pour rentrer dans la danse que de le faire avec l’une des figures emblématiques du studio : Superman. Super héros, virile, blanc, hétérosexuel, il est la figure parfaite à transformer et déconstruire.

De ces vieux attributs datés, il fallait donc passer à quelque chose de plus jeune et dans l’air du temps, en l’occurrence un Superman (le fils du Superman d’origine, mais qui reprend le costume de héros du paternel) qui dans le civil est avocat pro-migrants et militant activiste pour la cause climatique. En privé, il n’est rien de moins qu’un super-héros bisexuel.

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Les comics wokes habitués des échecs

Pour quel résultat ? Un flop monumental. Seulement 68 800 achats aux États-Unis pour le premier tome, et les ventes descendent à 34 000 pour le troisième tome. Ainsi, non seulement la problématique n’attire pas les lecteurs, mais ceux qui se sont plongés dans le premier tome se détournent des suivants. Pour donner un ordre d’idée, les ventes d’un nouveau comics Superman aux États-Unis se situent en général entre 118 000 et 130 000 ventes.

Comme ce Superman, les scénarios wokes sont en général de superbes flops. Ce fut par exemple le cas des films comme Océan’s 8, Ghostbusters (celui de 2016) ou Captain Marvel respectivement notés à 45%, 49% et 45% d’avis positifs de la part des internautes sur le site « Rotten Tomatoes », qui répertorie les critiques des internautes et de la presse.

Sans subtilités, les personnages sont instrumentalisés à des fins de propagande ; les dialogues sont souvent mauvais ou ridicules, quand ils ne sont pas proprement insupportables

En clair, les films qui cherchent à rééduquer le public sont mal reçus, à force de verser si ouvertement dans l’idéologie de la bien-pensance. Sans subtilités, les personnages sont instrumentalisés à des fins de propagande ; les dialogues sont souvent mauvais ou ridicules, quand ils ne sont pas proprement insupportables. C’est d’ailleurs l’un des gros reproches faits à Captain Marvel : voulant faire une œuvre féministe, le scénario a rendu le personnage principal bien trop fort. Difficile de ressentir des émotions pour un personnage qui n’a ni peurs, ni colères, ni faiblesses. Pire encore, le personnage verse dans les excès inverses que sont la puissance et l’arrogance, au point de devenir proprement antipathique. Protagoniste sans finesse et matraquage idéologique : c’est beaucoup demander aux spectateurs que d’attendre et de subir pendant deux heures.

L’identité de l’acteur pas en question

Certaines œuvres de pop culture avec des protagonistes féminins ou afro-américains fonctionnent auprès du grand public, preuve que l’acteur n’est pas en question. Ainsi, en 2018 sortait Spiderman into the spider-verse, un film d’animation basé sur un Spiderman du nom de Miles Morales, un latino-afro-américain. Un film dont on aurait pu croire que le personnage serait l’instrument d’un discours inclusif. Ce n’était pas du tout le cas : le scénario est intéressant, et l’humour crée de l’empathie envers le protagoniste. Le film a d’ailleurs été très bien reçu par le public, qui l’a noté à 93% sur « Rotten Tomatoes ».

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Il en va de même pour Alita Battle Angel, un film de science-fiction inspiré du manga Gunnm qui narre l’histoire de l’héroïne Alita, un personnage féminin puissant et charismatique mais avec ses faiblesses et qui ne tombe jamais dans le cliché. Les spectateurs ne s’y sont pas trompés en notant favorablement le film (92% d’avis favorables – la presse a été en revanche plus sévère). Le public n’est donc ni sexiste, ni raciste. Il aime juste se divertir et ne va pas au cinéma pour qu’on le traite comme un gamin qui a besoin d’être éduqué.

La carte woke pour rajeunir le public

Le wokisation des comics ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, Marvel tente de remplacer ses personnages iconiques par des personnages issus de la diversité : Hulk serait un américain d’origine coréenne ; Amadeus Cho, la version féminine de Thor ; l’armure d’Iron Man est désormais portée par une adolescente afro-américaine. Le but initial de la manœuvre était d’aller chercher de nouveaux lecteurs et de s’éloigner de leur base vieillissante d’hommes blancs cinquantenaires. Malgré tous leurs efforts, le nouveau public n’est pas au rendez-vous : seulement 6% des Américains de 18 à 34 ans liraient au moins un comics par mois. Le studio continue pourtant de s’entêter. Finalement, comme le dit G. Willow Wilson, l’auteur de Ms.Marvel : « Tuer ou humilier les personnages originels ? Qui veut d’un tel héritage, s’il est merdeux ? ».

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