Un Peuple d’Emmanuel Gras ressemble au prototype dont accoucherait un générateur de films sur les Gilets Jaunes. Tout ressort du déjà-vu, des feux de camp sur les ronds-points aux AG préparées la fleur au fusil, des portraits sensibles se terminant par des larmes aux manifestations à Paris avec suspense obligatoire (tel sympathique jeune homme qui constate, amer et de visu, la montée de la violence se prendra-t-il un tir de LBD?) ; et même jusqu’au final attendu de foules en fusion avec rock atmosphérique qui monte.
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Une seule scène se démarque, illustrant le mépris de classe après un grand débat local, ainsi qu’un plan très beau sur une gilet jaune qui contemple tout sourire la tempête de son salon. Sans aller jusqu’à y voir une ode au retrait, on dira qu’Un peuple rentre dans le rang, celui de la récupération bourgeoise, faute d’une bonne distance que ne trouve jamais le réalisateur.
Un Peuple (1h45), d’Emmanuel Gras, en salles le 23 février





