L’Union Syndicale Solidaires est une galaxie. Il s’agit d’une alliance de syndicats locaux ou professionnels. Elle a été créé en décembre 1981 sous le nom de « Groupe des Dix ». Elle ne regroupait alors pour tout adhérent que dix organisations. Avec le temps, elle a récupéré des syndicats exclus de la CFDT pour radicalisme. Ceux-ci arboraient l’acronyme Sud, pour « solidaires, unitaires, démocratiques ». En janvier 1998, le G10 a adopté son nom actuel, mais le terme Sud reste très utilisé, notamment par la presse.
Les Sud donc, ont un mode de fonctionnement très différent des autres centrales. Les chefs n’ont pour fonction que d’organiser les débats et aider ceux-ci à élaborer des consensus. Les discussions ayant lieu en commission, le pouvoir se trouve dans ces dernières, mais partagé en dizaines, si ce n’est centaines de personnes. Si vous pensez à Sud, imaginez une hydre dont chaque tête est autonome.
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Il existe bien un tandem de co-délégués généraux nommé par les congrès. Ils font surtout office de porte-parole. Les deux actuels sont Murielle Guilbert, 50 ans, inspectrice des finances publiques, issue de Solidaires Finances publiques, tandis que Simon Duteil, 41 ans, professeur de collège en Seine-Saint-Denis, vient de Sud Éducation. L’Union dispose également de neuf secrétaires nationaux, chacun en charge d’un sujet particulier. En guise de programme, réfléchissez à ce que vous connaissez de pire en matière de progressisme. Évidemment, tout cela est financé quasi exclusivement par l’État. Prenez Sud Éducation justement.
Ce bras de la galaxie Sud est lui-même une fédération de 75 syndicats territoriaux autonomes. Elle se défend de recevoir un centime d’argent public, et s’en plaint amèrement. La chose est risible car tous ces gens sont fonctionnaires. Toutefois nous nous sommes demandés si, tout de même, on ne pouvait pas regarder un peu les rapport annuels. A tout hasard.
La fédération recommande chaudement à ses 75 syndicats autonomes territoriaux de publier leurs comptes. Sans doute est-ce pour cela qu’elle s’en passe. Une partie d’entre eux s’est acquittée de la corvée, au moins pour 2018.
Ils se sont rendus célèbres en 2017 avec leurs « ateliers en non mixité raciale choisie », qui ne sont que du racisme antiblanc.
En résumé, Sud Éducation bénéfice bien de subventions, estimée entre 50 000 et 100 000 euros pour 2018. Une paille. Mais surtout, la fédération dispose de 60 équivalent temps-plein (ETP) payés par le ministère de l’Éducation nationale, ce qui représente 90 000 heures par an à ne travailler que pour le syndicat. Converti en salaires chargés, le cadeau s’élève à plus de 1,5 million par an. Et ces temps-plein peuvent correspondre à beaucoup de monde, car dans la fonction publique, ce sont les syndicat qui décident d’attribuer des heures « syndicales » à leurs agents. On peut donc très bien imaginer que Sud Éducation, qui a reçu 24 000 votes lors des dernières élections syndicales, dispose d’un réservoir de main d’œuvre de 100 à 200 militants, payés par l’État pendant qu’ils organisent leurs évènements. Avec plusieurs centaines de militants, vous commencez à faire deux ou trois choses, sachant que Sud Éducation ne représente qu’une part de l’empire Sud. Par exemple, pour Sud Rail, c’est 5 ETP et 300 000 euros de subvention en 2018. Or Sud compte 55 branches. Si avec ça la centrale ne peut pas compter sur au moins 500 à 1 000 militants à temps partiel, ce serait étonnant.
L’État aide encore Sud d’une autre manière. N’oublions pas le ministère de la Justice.
Prenez Sud Éducation 93. Ils se sont rendus célèbres en 2017 avec leurs « ateliers en non mixité raciale choisie », qui ne sont que du racisme antiblanc. Blanquer a bien essayé de déposer une plainte pour discrimination. Elle fut classée sans suite en 2019 par le tribunal de Bobigny. En juillet de la même année, cinq députés LR emmenés par Julien Aubert ont assigné Sud Éducation 93 à Bobigny et demandé sa dissolution judiciaire. Nous ne connaissons pas le résultat de cette assignation. En attendant, Sud 93 a gagné en 2020 au tribunal administratif de Montreuil, qui a annulé la décision d’un directeur académique interdisant à des enseignants de participer aux ateliers raciaux de Sud 93. Dans ce sens-là, la justice accepte le racisme. Elle est tout aussi clémente avec les militants.
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Par exemple, le site de Sud 93 est tenu par un M. David Prévot, professeur de son état. Début 2005, les lycéens et les enseignants se sont mobilisé contre la loi Fillon. La gauche s’est déchaînée. 200 « jeunes » ont pris d’assaut un bâtiment du ministère de l’éducation nationale et sont allés sur son toit. Les policiers sont entrés et ont arrêté tout le monde, y compris le professeur, qui a expliqué avoir accompagné les lycéens « pour tenter d’éviter l’accident ». Sa présence aux côtés des lycéens répondait « au souci de leur sécurité ». Ben voyons. La sanction n’a pas dû être bien lourde car notre professeur enseigne désormais à Tahiti, d’où il administre encore le site du syndicat de Seine-Saint-Denis.
Des traitements de fonctionnaires, des milliers d’heures rémunérées par l’État à consacrer à la cause et l’impunité judiciaire. Que demander de plus ?





