Après la toile cirée Drive my car, Ryusuke Hamaguchi a pensé aux napperons assortis. Contes du hasard et autres fantaisies compile trois historiettes où le tendre est soumis à de fortes perturbations. Jalousie, manipulation, confusion d’identités se succèdent sans faire lever le sourcil. Le style Ikéa congelé du japonais se déploie dans d’interminables face-à-face dont l’unique moteur est le dialogue. Lorgnant vers Rohmer mais surtout Hong Sang-Soo dont il recycle le motif du zoom à contretemps, Hamaguchi oublie en route composition, incarnation et épure.
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Le hasard est ici le coup de coude du scénariste paresseux et la fantaisie le bon plaisir de faire durer chaque segment au-delà du raisonnable. On dénombre une seule idée notable – les conventions sociales empêchant une femme d’avouer qu’elle n’a pas reconnu une soi-disant condisciple – et encore débouche-t-elle sur de l’eau de rose gélifiée et tremblotante. L’un des prix récoltés par ces Contes, la Montgolfière d’Or, en résume la profonde nature: du vent !
Contes du hasard et autres fantaisies (2h00), de Ryusuke Hamaguchi, avec Kotone Furukawa, Kiyohiko Shibukawa, Fusako Urabe, en salles le 6 avril





