Le souffle du dardennisme n’en finit pas de projeter sa poussière sur les cinématographies européennes. Polonais d’adoption, Magnus von Horn livre avec Sweat un énième portrait de femme forte au dehors – brisée dedans. Pour tout programme la caméra colle aux basques de son sujet, une influenceuse fitness à sourire Colgate, mais tellement triste au fond (sa maman ne l’aime pas). La société du spectacle n’est envisagée qu’au ras des pâquerettes, par sa réversibilité : Sylvie vit de s’exhiber mais ne supporte pas qu’un stalker se branle devant elle.
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Dans un numéro qui sent la sueur, Magdalena Koslenik attire les regards, mais ne parvient à convaincre que dans une scène gênante comme du Seidl, où elle se transforme en Lady Macbeth. Un chemin de croix suivra forcément, et peut-être l’espoir d’une rédemption validée par Télérama après que l’héroïne bling-bling aura appris à voir l’Autre derrière son masque de sang. Dans le genre, France de Bruno Dumont avait quand même un peu plus d’atouts.
Sweat (1h46) de Magnus von Horn, avec Magdalena Kolesnik, Julian Swiezewski, Aleksandra Konieczna, en salles le 15 juin





