Vous êtes déjà élu parisien : pour quelles raisons vous présentez-vous aux législatives ?
J’ai souhaité m’engager pour la première fois en politique à l’occasion des élections municipales de juin 2020, pour défendre mon arrondissement, le XXe, et pour défendre Paris. Me présenter aux élections législatives des 12 et 19 juin, c’est en quelque sorte le prolongement de ce mandat d’élu local. Je ne conçois pas la politique comme une rente contrairement à mes adversaires qui vivent depuis vingt ans grâce à la politique. Je continue à exercer mon métier, j’ai eu une vie professionnelle très riche avant la politique. Je suis le candidat du renouveau.
Dans votre circonscription, la droite unie n’atteint pas les 15%. En ce cas, quel est votre objectif ?
C’est la cinquième élection en deux ans dans cette circonscription et hormis les élections présidentielles, la droite et le centre ont recueilli environ 20% des suffrages lors de chaque élection. Mon objectif est d’être au second tour grâce à mon ancrage local. Depuis deux ans, je n’ai cessé d’être aux côtés des habitants du XXe, notamment en m’opposant au projet de « salle de shoot » que souhaitaient implanter le maire d’arrondissement et Anne Hidalgo dans l’arrondissement avec la complicité du gouvernement.
Le XXe arrondissement est une terre de reconquête pour la droite. Je mets toute mon énergie pour réussir
Comment réussir à donner une crédibilité à une candidature LR après Valérie Pécresse ?
La crédibilité en politique passe par le travail et l’implantation locale. C’est ce que je fais depuis deux ans. La droite est dans une période difficile, sans leader et sans ligne claire. Je comprends que nos électeurs soient perdus. Je prône une droite qui renoue avec les classes populaires. Une droite qui défend un État fort et impartial pour garantir la justice sociale et notre modèle français. J’ai toujours mené des combats difficiles dans ma vie. Le XXe arrondissement est une terre de reconquête pour la droite. Je mets toute mon énergie pour réussir.
Quel accueil recevez-vous d’une population largement ancrée à gauche ?
Grâce à mon travail de terrain, l’accueil n’a jamais été aussi favorable. Beaucoup de nouveaux militants et sympathisants ont rejoint mon équipe et mon combat ces derniers temps. Pour gagner, je dois évidemment rassembler mon camp mais également convaincre au-delà de ma famille politique. Je reste néanmoins lucide mais le courage, l’engagement et l’humilité feront le reste. Et puis, n’oublions pas que Didier Bariani (UDF) a été député maire du XXe arrondissement il y a vingt-cinq ans. L’histoire est souvent un éternel recommencement…
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Quels sont les thèmes qui vous sont chers, ceux que vous voudriez porter à l’Assemblée nationale ?
Il y en a quatre : le pouvoir d’achat, la sécurité, le logement et l’école. Le pouvoir d’achat est la priorité des Français. On ne peut pas régler cette question à coups de « chèques Macron ». 38 millions de Français gagnent mois de 2000 euros par mois et ont reçu un chèque de 100 euros en décembre dernier ! Plus de deux tiers des Français ne s’en sortent pas. Je trouve ce chiffre effarant. Il faut donc s’attaquer aux causes qui sont profondes : politique énergétique, politique du logement, réindustrialisation du pays, etc. La sécurité est évidemment un thème essentiel. Il faut des réponses sécuritaires fortes et en finir avec l’impunité et le laxisme. Cela passe aussi par un « plan Marshall » du logement pour éradiquer les ghettos qui engendrent une grande partie des maux de notre société. Enfin, François Hollande avait dit que l’éducation serait sa priorité. Jean-Michel Blanquer devait être le plus grand des ministres de l’Éducation. Je constate que l’école est toujours en panne. Là encore, il faut opérer un virage important et restaurer l’école de la République sinon notre pays ne s’en relèvera pas.





