L’Équipier – et c’est sa principale qualité – se concentre sur une figure de second plan peu habituée à la lumière, celle du « domestique » selon le terme cycliste, second couteau dont le travail patient permettra au leader de s’imposer. Mais pour faire de cette fonction seconde une figure de premier plan Kieron J. Walsh se croit obligé d’utiliser les mêmes ficelles que celles réservées aux héros naturels, boxeurs ou pilotes, et c’est son principal défaut.
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L’individualisme forcené appelle la dramatisation centrifuge, moins adaptée dans le cadre d’un collectif, survolé et pas qu’au drone. Le filmage vif, à peine clinquant, et la vérité stylisée des rapports internes à l’équipe rattrapent en partie ces facilités. À son meilleur, L’Équipier a la fougue un peu crue des premiers Verhoeven. L’étonnant Louis Talpe, spécialement affûté pour le rôle, tient le devant de l’affiche avec talent. Il aurait mérité que le récit lui donne plus à jouer avant sa conclusion un peu trop attendue.
L’Équipier (1h35) de Kieron J. Walsh, avec Louis Talpe, Matteo Simoni, Tara Lee, en salles le 29 juin





