Une jeune femme en rupture de ban intègre un gang de motards à leur corps défendant. Validée par le big boss en prison, elle se rapproche de sa femme, jeune mère désemparée… On trouve de tout dans Rodéo : une caméra parkinsonienne à la Dardenne (les frangins réalisateurs de Rosetta), le clinquant et la désexualisation à la Titane (la daube Palme d’or en 2021), un milieu d’hommes fétichisés façon Belle Épine de Rebecca Zlotowski, c’est-à-dire rendu stérile, et, dans ses rares moments un peu enlevés, le désir impossible d’une dissolution dans le groupe clairement emprunté au beau American Honey d’Andrea Arnold.
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Le problème, c’est qu’une liste de course ne fait pas un film. Les pistes qu’ouvre Lola Quivoron conduisent toutes à des impasses, si bien que la seconde moitié du film se dissout littéralement dans le n’importe quoi. À part l’énergie de ses jeunes acteurs et les modes du moment (sororité et héroïne qu’« a du clito »), Rodéo n’a strictement rien à raconter d’autre que « papa = caca », cette subtile variante contemporaine du « Famille, je vous hais! » de Gide.
Rodéo (1 h 45), de Lola Quivoron, avec Julie Ledru, Yanis Lafki, Antonia Buresi, en salles le 7 septembre





