Une flic incorruptible et « autrice » célébrée se découvre cocue alors qu’elle ressasse la mort de sa sœur. La conjonction de ces deux traumatismes la fait dévier de sa ligne. À la faveur du petit succès de Mes provinciales, le nouveau Jean Paul Civeyrac bénéficie pour la première fois d’une production de prestige, Sophie Marceau oblige.
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Curieusement, son nouveau film se présente comme une variation autour de divers thèmes chabroliens, piochés du Cri du hibou à L’Ivresse du pouvoir. Mais le romantisme noir de l’auteur de Ni d’Ève ni d’Adam – son seul beau film – est parfaitement étranger à Chabrol, et il s’immisce hélas partout. Chaque séquence ploie sous les affects et tremblements – dont tout un pan de film, catastrophique, traitant de violences conjugales. In fine, Civeyrac consacre l’héroïne comme seul être authentique. Pour une fois que l’homme n!était pas le monstre, on aurait aimé que le film fût meilleur.
Une Femme de notre temps (1h36), de Jean-Paul Civeyrac, avec Sophie Marceau, Johan Heldenbergh, Cristina Flutur, en salles le 5 octobre





