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[Cinéma] Novembre : juste et fade

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Publié le

5 octobre 2022

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Après l’excellent Bac Nord, Cédric Jimenez revient avec Novembre, qui nous plonge au cœur de l’anti-terrorisme pendant les cinq jours d’enquête qui ont suivi les attentats du 13 novembre. Un film juste mais fade, parce que sans point de vue.
Dujardin

En dix ans, Cédric Jimenez s’est construit une solide filmographie : quatre films – dont les excellents Bac Nord (2020) et HHhH (2017) – quatre genres bien différents, mais avec toujours ce souci d’un cinéma à la fois exigeant et populaire. Avec Novembre, il nous plonge au cœur de l’anti-terrorisme pendant les cinq jours d’enquête qui ont suivi les attentats du 13 novembre. Le cinéaste français a bossé son sujet et maîtrise l’espace et son cadre : filature, interrogatoire, course-poursuite, tout se révèle toujours aussi limpide.

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Malheureusement, ses personnages manquent cruellement de chair et sa caméra de point de vue. Le cinéma ne peut se contenter d’une simple reconstitution, aussi juste soit-elle. Le 7e art suppose avant tout un regard ; ici, il n’y en a pas, sinon pour voiler la courageuse jeune femme (n’en portant pas) qui permit aux policiers de loger les terroristes. Est-ce pour donner des gages à une gauche qui lui reprocha la trop grande vérité de Bac Nord ou insister sur le risque pris par cette femme ? Chacun jugera.


Novembre (1h40), de Cédric Jimenez, avec Jean Dujardin, Anaïs Demoustier, Sandrine Kiberlain, en salles le 5 octobre

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