Skip to content

[Cinéma] Harka : blues tunisien

Par

Publié le

7 novembre 2022

Partage

Malgré quelques défauts inévitables pour un premier film, « Harka » de Lofty Nathan montre avec beaucoup de justesse et d’intensité l’étendue de la crise qui touche la Tunisie.
harka

La Tunisie va mal, c’est le moins qu’on puisse dire. Et le premier film de Lofty Nathan n’y va pas par quatre chemins pour montrer l’étendue de la crise à la fois morale, économique et politique qui semble toucher le pays, en particulier depuis la révolution arabe – qui comme toutes les révolutions aura surtout contribué à hystériser les travers d’un système.

Lire aussi : Trou gascon : la renaissance de l’armagnac

En s’attachant au trajet d’un jeune marginal qui survit à coups d’expédients, mais rêve d’une vie meilleure pour lui et ses deux sœurs qu’il protège envers et contre tout, le jeune réalisateur s’inscrit dans une tradition éprouvée du cinéma, celle du « portrait d’asocial sacrifié » et dont le mètre-étalon serait sans doute Accattone de Pasolini. Un portrait puissant et jusqu’au-boutiste, qui parvient à tenir en haleine malgré quelques défauts inévitables pour un premier film – comme une écriture parfois hasardeuse. Reste un plan final poignant et l’excellente prestation d’Adam Bessa, sorte de Keanu Reeves local qui remporta pour la peine un prix d’interprétation à Cannes.


Harka (1h30) de Lofty Nathan, avec Adam Bessa, Najib Allagui, Salima Maatoug, Ikbal Harbi, en salles le 2 novembre

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest