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Trou gascon : la renaissance de l’armagnac

Longtemps confiné dans une image vieillotte, il profite aujourd’hui de l’engouement pour les alcools premium: moins de marketing pour davantage d’authenticité. Au pays de l’armagnac, les Gascons prennent l’offensive. Ils modernisent cet alcool en conservant les origines.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect
Quel est le point commun entre la vodka et l’armagnac ? Aucun! Si ce n’est l’envie furieuse d’absorber un alcool fort qui vous transporte ailleurs. L’armagnac sent bon les mousquetaires et le patois du sud ouest. Dans l’imaginaire collectif, il se situe au sud de Cognac, tout là-bas vers les Pyrénées. À la fin du repas, papi et mémé sortaient la bouteille de leur fausse armoire normande, pour régaler les invités. C’est tout cela l’armagnac, de vieux souvenirs et un accent du terroir à couper au couteau. Tout ! Peut-être pas, car une bande d’irréductibles entrepreneurs (oui, cela existe encore en France) ont décidé de rajeunir l’armagnac. À les entendre, il s’agit d’un trésor national. Les fins connaisseurs et autres artistes du lever de coude considèrent l’armagnac comme une boisson d’élite. Sur les 16 milliards de bouteilles de spiritueux commercialisées dans le monde, seules 5,5 millions contiennent de l’armagnac. Un Petit Poucet parmi les géants du whisky (1,6 milliard), de la vodka (5 milliards) et du cognac (205 millions). Cognac, c’est le frère ennemi ! Apparu vers 1530 alors que l’eau-de-vie d’armagnac est connue depuis 1310, le cognac a pris le pas au fil des siècles sur l’armagnac. L’accès facile à la mer et l’investissement massif des familles du négoce ont permis l’expansion du cognac dès le XVIIe siècle. [...]
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