Le film autobiographique féminin : un genre de niche qui contre toute attente nous délivre coup sur coup quelques bobines implacablement belles. Après l’inoubliable The Souvenir de Joanna Hogg, c’est au tour de Valeria Bruni-Tedeschi de se livrer à l’exercice de la nostalgie sur une partition quasi-similaire : une formation artistique dans les années 80, un premier amour forcément violent et tourmenté, et l’omniprésence de la toxicomanie – parfaite pour coller un peu de tragédie dans un âge d’or.
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En convoquant ses souvenirs de jeune actrice en formation au théâtre des Amandiers, fief d’un Patrice Chéreau orageux parfaitement campé par Louis Garrel, la réalisatrice fait le portrait intime de sa génération, celle du sida, des Rita Mitsouko et des shoots d’héroïne à tous les étages. Ça pourrait être pesant, mais non : c’est gracieux et d’une précision psychologique parfois redoutable. Sans compter un vrai propos sur le théâtre et sur le métier d’acteur, ce « métier de putes et de pédés », porté par des seconds rôles tous captivants.
Les Amandiers (2h05), de Valéria Bruni-Tedeschi, avec Nadia Tereszkiewicz, Sofiane Bennacer, Louis Garrel, en salles le 16 novembre





