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Jeux olympiques : messe noire pour nations agenouillées

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Publié le

4 décembre 2023

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Vous ne sentez pas ? Avant chaque « Jeux olympiques », il y a toujours une odeur de sang, toujours une odeur de métal, comme si les guerres reprenaient leur souffle le temps d’une grande parade amnésique.
© Wikipédia

Ces grands barnums élevés cycliquement dans le paysage mondial ne servent peut-être qu’à ça : étouffer le bruit de la guerre. Couvrir le ronronnement des caisses-enregistreuses et le claquement des balles pendant quelques semaines. Et bien-sûr, éventrer ce qui reste de nos nations « souveraines », leur faire cracher leur derniers billets, leur faire ouvrir en deux leurs capitales pour y construire des dômes en plastomère, des stades en fibre de verre qui hurleront à la face du monde que le Village global, quand-même, c’est vachement bien.

Prostituer les nations

Il y au fond très peu de ressemblances entre les Jeux olympiques tels qu’ils se pratiquaient au pied du Mont Olympe 700 ans avant notre ère et les Jeux olympiques réanimés en 1896 par Pierre de Coubertin. De célébration locale joyeusement païenne, l’ignoble panurgie sportive moderne est devenue une messe noire à grande échelle.

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Comme tous ces évènements et ces entités fiduciaires créées en marge de la société industrielle, dans ce XIXème siècle hanté par le complot et les ingénieries sociales, les Jeux olympiques modernes ne sont qu’un vaste mécanisme de sujétion économique, diplomatique et « tectonique » qui parachève les vœux de la finance mondialisée : faire s’agenouiller toujours un peu plus les nations souveraines. Les Jeux olympiques sentent toujours le souffre, le désespoir, et leur préparation laisse toujours dans son sillage le déclassement des populations et la mise sous cloche progressive de notre liberté individuelle. Les Jeux olympiques mettent à nu les failles d’un pays, vascularisent artificiellement son économie, agissent comme une sorte de botox qui dégonfle presque immédiatement, une fois la flamme enfin étouffée par les vagissements de la foule… Les Jeux olympiques forcent les régions et les villes à se doter de mégastructures pompeuses qui seront envahies de chiendent dix ans plus part (ne croyez pas les bouches hâbleuses de ces bâtisseurs de rogatons qui évoquent avec morgue une « architecture durable » : toutes ces ruches de vespasiennes en aggloméré s’écrouleront comme des châteaux de cartes – aussi simplement que ces funestes lits en carton dont on affuble les athlètes pour les dissuader de copuler avant une épreuve).

Humilier les athlètes

Parlons-en, des athlètes : des gens du peuple, se galvanise-t-on, à qui la persévérance et le dépassement de soi permettront d’ouvrir les portes de la gloire… le temps d’une remise de médaille en chocolat, de quelques chèques-cadeau chez Décathlon et avant de regagner leur usine de raviolis vapeur. Pendant ce temps, les entrepreneurs, les roitelets du BTP, les faussaires de la tech et les sorciers de la haute finance se seront un peu plus engraissés… Les Jeux olympiques, c’est la célébration d’une mise à mort qui revient tous les quatre ans pour nous rappeler notre échec, pour rappeler l’échec de l’Occident, pour rappeler qu’on a recueilli les têtes de nos rois dans des corbeilles en osier et qu’ont festoyé sur leurs cendres encore fumantes.

Les Jeux olympiques, c’est la grimace simiesque que le Progrès et le Globalisme produisent lorsqu’ils s’unissent de la plus hideuse façon, sous couvert de « noblesse » du sport. Forcément, pour ces nations désormais vides hantées par les courants d’air et par les flatulences de la pornographie victimaire, plus grand chose à se mettre sous la dent, plus de mythologie collective à part ces grotesques athlètes de biathlon – sans parler de ces pauvres handicapés moteur dont on nous impose d’admirer l’incroyable destin. Il suffit pourtant de regarder un seul match de foot pour aveugles ou de basket-ball pour paraplégiques afin de se rendre compte de l’énormité du mensonge, de la cruauté insoutenable de ce Cirque Pinder que nous imposent les jeux « paralympiques » aux noms des valeurs de l’assimilationnisme : laissez donc en paix ces handicapés qui s’escriment, éteignez vos caméras, laissez à la douleur son droit au silence. Mais non : il faut filmer les moignons en gros plan, coco. L’homme-tronc a droit lui aussi à ses 15 minutes de célébrité, entre deux pubs pour Danone.

Alimenter la Singularité

Les Jeux olympiques, qu’ils soient pour valides ou pour handicapés, relèvent toujours du satanisme pur et dur : quand il ne reste plus rien à défendre d’une civilisation – et surtout pas sa religion – on lui crée ces grandes célébrations soviétiques, transmondiales, vaguement inspirées de rites solaires et simplement destinées à creuser un peu plus le déficit des États, à faire tourner les planches à billets. Les Jeux olympiques, depuis le stupide XIXème siècle, rejouent constamment la mort de l’Occident. Avec en prime, pour les plus récents, un petit flash forward sécuritaire qui s’inspire opportunément du modèle chinois. L’été prochain, ce seront des flottilles entières de drones de surveillance, de caméras à reconnaissance faciale, d’algorithmes voraces qui vont sonder chaque visage et accumuler des centaines de milliers de données pour alimenter ce grand chaudron numérique dans lequel se concocte la grande Singularité qui vient.

Attirer les mouches

On se demande d’ailleurs qui sont les touristes qui viennent assister en masse aux Jeux olympiques. Qui peut bien traverser les océans pour se tasser sur des gradins et observer de loin quelques navrants fourmiliers se disputer un jeu de balle, une partie de lancer de poids ? Il y a vraiment des gens qui ont envie de passer l’après-midi à voir passer des bateaux en plastoc glisser comme des étrons sur une Seine vaguement dégraissée ? Le mystère reste entier. Et ils seraient si nombreux, ces fins amateurs d’exploits, qu’il faudrait encore leur louer nos maisons, airbnbiser nos moindres parcelles de terrain pour qu’ils viennent y siffler leur gatorade, il faudrait encore leur construire des bordels pour qu’ils viennent finir leur triste journée de fanboy dans le ventre empuanti d’une triste sichuanaise convoyée en container jusqu’à la capitale…

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Mais qui sont ces citoyens du monde, ces crétins aux crédits illimités qui font le voyage tous les 4 ans pour apercevoir de loin des étudiants en STAPS sauter par-dessus des cordelettes ? C’est à se demander si ce ne sont pas des figurants, grassement payés par le Comité olympique. Ou de vrais pervers qui viennent assister à la destruction programmée d’une capitale. Une capitale digérée par le Technodrome tous les 4 ans. Une capitale désossée, vitrifiée, plastifiée intégralement, comme une carte d’accès pour ce Walmart géant qu’est devenu le globe.

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