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Partout les saints : Saint Laurent

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Publié le

3 décembre 2024

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Ami des pauvres, drôle et généreux, étroitement associé à la notion de barbecue, Laurent est parfait pour garder un peu de l’esprit des vacances alors que le froid s’abat sur nos maisons !
© Romée de Saint Céran
© Romée de Saint Céran

Saint Laurent est né au IIIe siècle dans l’Espagne romaine, plus précisément à Osca, aujourd’hui Huesca, en Aragon. Ses parents sont de braves gens qui l’envoient parfaire ses connaissances académiques à Saragosse. Il paraît que c’est là qu’il fait la connaissance de Sixte, futur pape Sixte II, mais les historiens ne sont pas tous d’accord. Toujours est-il qu’il va s’installer à Rome, et que sa piété profonde et communicative le fait remarquer au sein d’une communauté chrétienne qui ne va pas tarder à prendre la foudre, comme il arrive souvent depuis la mort et la résurrection du Christ.

Sixte II, qui succède à Étienne Ier, déjà martyrisé par l’empereur Valérien, nomme sept diacres pour veiller sur les chrétiens de Rome à ses côtés. Laurent est l’un d’entre eux. Valérien n’entend pas désarmer : après avoir interdit aux chrétiens de se rassembler dans les catacombes et de célébrer le culte, il lance une nouvelle série de persécutions en août 258. Sixte est arrêté dans une catacombe, alors qu’il avait rassemblé ses fidèles, et emmené par les légionnaires. Ses sept diacres le suivront, dont Laurent, le plus connu d’entre eux, à qui le pape donne l’ordre de vendre tous les biens de l’Église de Rome, et de les distribuer aux pauvres, autant pour ne pas tenter la cupidité des païens que pour ne laisser que du bien derrière lui. Une légende tenace affirme que, parmi ces trésors, il aurait envoyé à ses parents le Saint Calice (le Graal, quoi). Ce calice, sans que l’on sache bien si c’est vraiment le bon ou non, est toujours exposé à la cathédrale de Valence (Valence en Espagne, pas Valence, le déversoir préalpin des criminalités allogènes…).

Lire aussi : Partout, les saints : Sainte Bernadette Soubirous

Laurent est interrogé par le préfet de Rome, un certain Dacien, qui réclame le trésor de l’Église. Le diacre de Rome demande un peu de temps et finit par se présenter devant le haut fonctionnaire cupide avec le vrai trésor de l’Épouse du Christ : il a ramassé tous les clodos, tous les malades, tous les pauvres qui font partie de la communauté. Cet humour plein de vérité (comme souvent les blagues) ne convainc guère Dacien, qui fait fouetter Laurent avant de le laisser se consumer pendant trois jours sur un gril qui le brûle peu à peu. Héroïque dans le martyre, et même plutôt rigolo, il aurait, paraît-il, demandé au bourreau de le retourner pour qu’il puisse cuire sur l’autre côté. Par un juste renvoi d’ascenseur, l’Église, qui à l’occasion ne déteste pas le second degré non plus, en a fait le saint patron des rôtisseurs et du personnel de cuisine.

Ami des pauvres, drôle et généreux, étroitement associé à la notion de barbecue, Laurent est parfait pour garder un peu de l’esprit des vacances alors que le froid s’abat sur nos maisons !

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