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« Maria » : Jolie divague

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Publié le

5 février 2025

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« Si Angelina Jolie ne démérite pas dans le rôle-titre, Haluk Bilginer vole toutes ses scènes, livrant une prestation prodigieuse en Onassis. » Notre critique du film « Maria » de Pablo Larrain.
© Maria

Depuis Neruda (2016), Pablo Larrain s’est trouvé une vocation d’embaumeur de célébrités (Jackie, Lady Di, Pinochet) sur un mode fantaisiste autant que glacé. Dans Maria, il s’attaque aux derniers jours de la Callas, recluse dans son appartement avenue Georges-Mandel qui tient à la fois de la loge de théâtre et du mausolée. Cette histoire de voix et d’amour perdus est traitée dans un brouillard wellesien avec flashbacks et, dès le premier plan, l’imposante cheminée où finira le Rosebud de Citizen Kane.

Lire aussi : « Presence » : naissance des fantômes

Pour rester dans l’hommage, les journalistes sans visage du Wells deviennent une équipe de télévision fantôme à qui se confie la cantatrice affectée mais superbe. Le mélange de froideur chic et de platitudes ne fait pas oublier que seulement une scène sur trois présente de l’intérêt. Si Angelina Jolie ne démérite pas dans le rôle-titre, Haluk Bilginer, vole toutes ses scènes, livrant une prestation prodigieuse en Onassis. Un final culcul fera à coup sûr pleurer dans les chaumières netflixées.


MARIA (2 h 03), de Pablo Larrain, avec Angelina Jolie, Pierfrancesco Favino, Alba Rohrwacher, En salles le 5 février.

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