En 2010, l’actrice Ariane Labed était découverte dans le plutôt apprécié – ceci tout à fait inexplicablement – Attenberg de Athina Rachel Tsangari, où deux jeunes femmes à la ramasse épuisaient le spectateur en rituels spécieux et danses idiosyncratiques. Quinze ans plus tard, elle remet le couvert, cette fois-ci en tant que réalisatrice, avec September & July, son premier film.
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Deux sœurs bizarres et mal appréciées fuient leur lycée pour se mettre au vert dans un patelin désert avec leur mère photographe. Si le goût pour les mutilations et un comique corporel méchant rappelle Yorgos Lanthimos – M. Labed dans le civil –, le rapport fusionnel entre les deux héroïnes est présenté d’une façon trop idyllique qui confine au déni de regard. Tout ça pour balancer au dernier acte un rebondissement en droite ligne de L’Autre (Robert Mulligan, 1972), film autrement plus fort sur les fratries cabossées. La meilleure scène est un coït accepté sur un coup de tête, les commentaires de la dame en off.
SEPTEMBER & JULY (1 h 38), de Ariane Labed, avec Mia Tharia, Pascale Kann, Rakhee Takhrar, en salles le 19 février.





