Il n’est pas nécessaire d’accumuler les millions de budget pour concevoir des projets fous. À partir des films de famille de son actrice Maribel Felpeto, Hernán Rosselli a imaginé Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté, titre qui décrit parfaitement cet objet hors du commun. La jeune femme et ses parents incarnent un gang de bookmakers pariant sur le loto argentin dans une banlieue de Buenos Aires. La mort du père entraîne la découverte d’un secret familial qui va faire dérailler la petite entreprise.
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Intercalant dans son récit images d’archives et de caméras de surveillance, le cinéaste tisse une toile assez fascinante où le complexe d’Electre se trouve un dérivatif inattendu. Nécessitant une attention soutenue, le film joue beaucoup du trouble que cause la ressemblance entre mère et fille brouillant la temporalité. On entend deux fois « Eyes without a face » de Billy Idol, qui souligne le motif dans le tapis : le passé se transmet comme un regard éternel.
QUELQUE CHOSE DE VIEUX, QUELQUE CHOSE DE NEUF, QUELQUE CHOSE D’EMPRUNTÉ (1 h 40), de Hernán Rosselli, avec Maribel Felpeto, Hugo Felpeto, en salles le 19 mars.





